Le blog de Xiu

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mercredi 27 mai 2009

La culture du thé à Guiyang

Guiyang

GUIYANG, 27 mai : Deux artistes montrent leur dextérité en versant de l'eau dans un verre avec un long bec verseur lors de la cérémonie d'ouverture du festival "Enjoying Fragrant Tea with Health" à Guiyang, capitale de la province du Guizhou (sud-ouest), le 26 mai 2009. Cette activité de cinq jours inclue des représentations artistiques relatives à la culture du thé.

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Une fille montre sa dextérité en versant de l'eau dans deux verres lors de la cérémonie d'ouverture du festival "Enjoying Fragrant Tea with Health" à Guiyang.

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Des filles montrent leur dextérité en versant de l'eau dans un verre lors de la cérémonie d'ouverture du festival "Enjoying Fragrant Tea with Health" à Guiyang.

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mardi 26 mai 2009

La Chine se prépare à
l’Exposition universelle 2010

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Après les JO de Beijing, c’est avec le même enthousiasme que les Chinois attendent l’Exposition universelle 2010 de Shanghai. Qualifiée de Jeux olympiques de l’intelligence humaine et ayant été tenue pour la première fois à Londres en 1851, l’exposition universelle est la plus importante exposition à l’échelle planétaire. Depuis un peu plus d’un siècle et demi, les expositions universelles présentent tous les progrès scientifiques et techniques de l’humanité et les grands défis qu’elle doit affronter. L’Exposition universelle de Shanghai est la première de ces expos à être organisée en Chine et dans un pays en développement. Les organisateurs souhaitent donc offrir au monde une exposition extraordinaire, inoubliable et réussie.

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lundi 25 mai 2009

Les préparatifs vont bon train

Shanghai, la métropole du pays, se trouve dans l’est de la Chine et l’Exposition universelle s’y tiendra du 1er mai au 31 octobre 2010. À une année de l’ouverture de cette exposition, les préparatifs avancent bien. Plus de 200 pays et organisations internationales ont confirmé leur participation.

100 stations de métro seront construites

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L’horloge du compte à rebours de l’Expo

Les défis viennent de la circulation, de l’hébergement et des capitaux.

Les travaux de rénovation de l’aéroport sont en cours. Lors de l’Exposition universelle 2010, l’aéroport de Shanghai sera en mesure d’accueillir 83 millions de personnes.

Le réseau de rails sera le principal moyen de transport dans la ville. Pendant l’Exposition universelle, 50 % des touristes entreront dans la zone de l’exposition par des lignes de métro. Cinq lignes traverseront le parc de l’exposition et dix stations de métro seront construites à l’intérieur et autour de ce parc. À l’entrée de toutes les stations de métro de la ville, les touristes devront subir un contrôle de sécurité. « Une centaine de stations de métro sont actuellement en construction », affirme M. Zhu. À la fin de 2008, il y avait 234 km de lignes de métro dans la ville, ce qui plaçait Shanghai au 9e rang mondial. Fin 2009, la longueur totale sera de 400 km et Shanghai occupera la 3e place dans le monde, après New York et Londres.

D’après M. Zhu, malgré la diversité des formes d’hébergement (familles d’accueil comprises), la capacité actuelle d’hébergement de Shanghai ne satisfait pas la demande. Les villes voisines, comme Hangzhou et Suzhou, hébergeront une partie des touristes. La ligne ferroviaire interurbaine Shanghai-Hangzhou est en cours de construction, et lorsqu’elle sera terminée, le trajet ne prendra plus que 38 min.

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Fin 2009 à Shanghai, la longueur totale des rails en service sera de 400 km, de sorte que la ville occupera la 3e place dans le monde, après New York et Londres.

Tout le monde se soucie du rassemblement des fonds. Selon M. Zhu, économiser est la ligne directrice du processus d’organisation de l’exposition universelle. Dans le parc, on tirera parti des bâtiments existants. Par exemple, l’ancien bâtiment de l’usine sidérurgique n°3 de Shanghai sera transformé en centre de spectacles, et trois docks de l’ancien chantier de construction navale Jiangnan formeront les tribunes. L’utilisation de vestiges industriels est très populaire, explique M. Zhu.

« La participation à une exposition universelle requiert sans aucun doute une grosse somme d’argent. Tout pavillon nécessite des dizaines de millions de $US. La crise financière touche tous les pays, qu’ils soient développés ou en voie de développement. Au moment où la Chine a obtenu le droit d’organisation, nous avons promis de créer un fonds d’aide de 100 millions de $US. Les pays qui correspondent aux conditions à remplir peuvent obtenir de l’aide. Parmi les pays en développement, 120 en ont déjà bénéficié. Pour les pays développés, nous faisons tout ce que nous pouvons pour que les coûts soient les plus bas possible. Dans l’ensemble, les coûts seront moins élevés à Shanghai qu’ils l’ont été dans les pays développés », poursuit M. Zhu.

En dépit des difficultés économiques actuelles, tous les pays manifestent de l’intérêt pour l’Exposition universelle de Shanghai. Même en pleine crise, l’Islande a confirmé, en décembre dernier, sa présence en signant son accord de participation. « Nous honorons l’engagement que nous avons pris au moment du dépôt de notre candidature, c’est-à-dire d’avoir 200 pays participants à l’exposition », affirme M. Zhu. Au 17 mars 2009, 232 pays et organisations internationales avaient confirmé leur présence.

Le pavillon de la Chine, un style des Tang

D’après les règlements du Bureau international des expositions (BIE) et de la Convention concernant les expositions internationales, les pavillons des pays participants doivent être démantelés après la clôture de l’exposition. Cette exigence a pour but d’éviter la commercialisation excessive et la surexploitation du terrain dans le pays hôte. Les architectures permanentes occuperont 30 % de l’ensemble des constructions de l’Exposition universelle de Shanghai. Les autres seront des constructions temporaires. On va conserver l’axe de l’Exposition universelle, le pavillon de la Chine, le Pavillon thématique, le Centre de l’Exposition universelle et le Centre des spectacles. En imitant en grande partie le style traditionnel chinois, ces constructions permanentes représentent les caractéristiques architecturales locales.

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Le chantier du pavillon de la Chine à l’Expo Le pavillon de la Chine, ressemble à la fois au bonnet des anciens fonctionnaires, à un dou (un ancien récipient à céréales), et au dougong (un élément de l’architecture chinoise). (Maquette)

« Quand la conception du pavillon de la Chine a été présentée, on a dit que le pavillon ressemblait à une construction japonaise. En fait, il incarne le style typique de la dynastie des Tang (618-907). Les architectures japonaises ont repris beaucoup d’éléments des Tang et les perpétuent. En Chine, la diffusion du style des Tang a été interrompue. Nous l’adoptons de nouveau dans la construction du pavillon de la Chine », nous explique M. Zhu. Haut de 63 m, ce pavillon ressemble à la fois au bonnet des anciens fonctionnaires, à un dou (un ancien récipient à céréales) et au dougong (un élément de l’architecture chinoise); il représente ainsi la prospérité du pays et l’abondance.

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L’axe de l’Expo

La conception du Pavillon thématique reprend des éléments de la linong (ruelle) et des fenêtres sur les toits, typiques de Shanghai. Le Centre des spectacles incarne la modernité technique. Toutes les constructions permanentes utilisent des technologies d’énergie solaire. L’axe de l’Exposition universelle, longue de 1 045 m et large de 99 à 110 m, permettra de diriger la circulation des visiteurs. Après l’Exposition, il se peut que cet endroit soit transformé en centre commercial.

L’originalité des pavillons des pays participants

En général, les pavillons des pays participants seront des constructions temporaires divisées en trois types : les pavillons conçus, construits et aménagés par les pays participants eux-mêmes; ceux qui seront construits par le pays hôte et loués aux pays participants; et les pavillons conjoints. Par exemple, en tant que pays hôte, la Chine a construit un pavillon commun pour 45 pays africains. « Il est magnifique et reflète le style africain. Comme les chants et danses d’Afrique sont très connus, nous leur avons réservé une place de spectacles. »

Certains pays participants investissent beaucoup dans la construction de leur pavillon national et ce dernier fait souvent preuve d’une grande originalité. Une vingtaine de pays ont terminé la conception, et les travaux de construction commencent les uns après les autres.

Le Royaume-Uni a envoyé six groupes d’enquête à Shanghai. Ces groupes ont présenté six projets et ont laissé le choix aux habitants de Shang-hai. Le projet que ces derniers ont sélectionné est ensuite retourné au Royaume-Uni où s’est opéré le choix du projet final.

Le pavillon du Luxembourg est très intéressant. Sachant qu’aux yeux des Chinois, il est un petit pays, ce dernier a construit un château. Sur le mur, on peut lire, en chinois, la phrase suivante: « Petit, c’est beau aussi. »

Le pavillon de l’Espagne a la forme de la jupe flottante d’une danseuse de flamenco. Cette jupe est faite d’osier, une matière recyclable qui peut aider à réguler la température.

Les pavillons temporaires allient les technologies de pointe et les matières recyclables. Le mur extérieur du pavillon de la Suisse est fabriqué de fibres de soja qui peuvent produire de l’électricité.

D’après M. Zhu, l’exploitation future de l’emplacement des pavillons temporaires va donner à Shanghai un nouveau centre de loisirs, de culture et de commerce.

La présentation des meilleures pratiques urbaines

L’aménagement de la zone des meilleures pratiques urbaines constitue un point exceptionnel de l’Expo universelle de Shanghai.

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Le pavillon de la Grande-Bretagne à l’Expo universelle de Shanghai (Maquette) Le pavillon du Luxembourg est un château présentant quatre caractères chinois gravés : Petit, c’est beau aussi. (Maquette)

Selon la coutume des expositions universelles, les principaux participants doivent être les pays ou les organisations internationales, et les villes n’en faisaient pas partie. Cependant, comme le thème de cette édition porte justement sur la ville, on a aménagé une zone de 15 ha réservée aux meilleures pratiques urbaines. Selon Zhu Yonglei, ce ne sont pas à strictement parler les villes elles-mêmes qui seront présentées, mais plutôt leurs meilleures pratiques.

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Benedetta Tagliabue, l’architecte du pavillon de l’Espagne, présente sa maquette.

Pour l’instant, parmi les 108 exemples proposés par 80 villes, 15 exemples d’édifices et une quarantaine d’exemples de pavillons ont été présentés. Tous font preuve d’une bonne façon de faire en gestion urbaine. On peut les répartir en quatre domaines : villes habitables, urbanisation durable, protection et utilisation du patrimoine historique, ainsi qu’innovation technologique dans un environnement aménagé.

Le projet de restauration et d’exploitation de l’édifice Decheng’an de Macao (Chine) a été sélectionné comme exemple de la meilleure pratique de construction d’une zone urbaine. En 2004, cet emplacement a obtenu le Prix de l’Unesco pour la conservation du patrimoine culturel dans la région Asie-Pacifique. Construit en 1917, cet édifice a été, à un moment donné, le plus grand mont-de-piété de Macao. Il était inoccupé dans les années 1990. En 2001, le gouvernement de la région administrative spéciale de Macao a investi 1,4 million de patacas macanais pour sa restauration et son entretien, avant de confier son exploitation à une personne de l’endroit. Après sa restauration, Decheng’an a été ouvert au public comme salle d’exposition du mont-de-piété et maison de la culture. En plus de la conservation des architectures et de la culture d’un mont-de-piété traditionnel, il a également satisfait aux besoins des bénéficiaires concernés.

Un témoignage du concept sous-jacent à l’Expo

Le parc de l’Expo universelle 2010 de Shang-hai se compose d’une zone clôturée (où l’accès est réservé aux détenteurs d’un billet) et de terrains destinés à diverses installations à l’extérieur de cette première zone. Couvrant une superficie de 5,28 km2, l’ensemble du parc se répartit sur les deux rives de la rivière Huangpu. Pour sa construction, il a fallu déménager 18 000 foyers, dont la plupart relevaient de l’ancien chantier de construction navale Jiangnan (ancêtre du Jiangnan Shipyard (Group) Co., Ltd) et de l’ancienne usine sidérurgique no 3 de Shanghai (ancêtre de la SARL sidérurgique de Pudong de Shanghai relevant du groupe sidérurgique de Baoshan). « On peut dire que ces habitants sont les premiers à avoir vécu de façon très concrète la signification du slogan de l’Expo universelle de Shanghai : “Meilleure ville, meilleure vie”», souligne M. Zhu.

L’ancien chantier de construction navale Jiangnan, dont l’ancêtre avait été fondé en 1865, est surnommé le « berceau de l’industrie moderne chinoise ». Ses 440 000 m2 de surface bâtie représentaient 47 % de la zone ouest de Puxi du parc de l’Expo. Quant à l’ancienne usine sidérurgique no 3 de Shanghai, elle était à l’origine la première en son genre en Chine. Sa fondation remontait à 1913, et elle s’étendait sur une superficie de 2,1 millions de mètres carrés. À propos du déplacement de ces deux entreprises, M. Zhu explique : « Au moment de leur création, ces usines se trouvaient en banlieue. À la suite du développement de la ville, elles faisaient désormais partie de ses zones centrales et les usines influençaient l’environnement de ces zones. Le déplacement des usines leur a fourni une nouvelle occasion de développement. »

On a gardé certains édifices historiques de l’ancien chantier de construction navale Jiangnan qui a été déplacé sur l’île Changxing, sise à l’embouchure du Yangtsé. L’envergure de l’emplacement du chantier naval a quintuplé, et en Chine, ce chantier a désormais les installations les plus avancées et le niveau de modernisation le plus élevé. Il est aussi le plus grand chantier naval de Chine. Pour sa part, l’ancienne usine sidérurgique no 3 de Shanghai se trouve aujourd’hui à Luojing. Avec l’introduction de la technique sidérurgique la plus avancée dans le monde, elle ne pollue désormais que très peu.

Manquant pour la plupart d’installations sanitaires, un grand nombre d’anciennes maisons qui abritaient les habitants déplacés avaient été bâties dans les années 1930. Après avoir touché une compensation monétaire, ces habitants ont pu acheter un logement, soit dans les deux shibo jiayuan (berceau de l’Expo universelle) construits spécialement à leur intention, ou ailleurs, s’ils le préféraient. La grande majorité d’entre eux ont choisi la première option, le prix étant inférieur d’environ 1 000 yuans par rapport aux autres logements situés dans le même quartier. « Pour la plupart d’entre eux, l’Expo universelle de Shanghai a permis de profiter d’une bonne occasion pour améliorer leurs conditions d’habitation », affirme M. Zhu.

Malgré cela, il y a eu de 20 à 30 foyers qui se sont montrés insatisfaits du déménagement. Certains d’entre eux appartenaient à une grande famille et ils espéraient que chaque petite famille puisse disposer d’une demeure indépendante. Vu la superficie limitée de leur ancien logement, le gouvernement local a éprouvé des difficultés à trancher cette question. D’autres cas concernaient des résidants ayant logé autrefois dans les dortoirs collectifs de l’ancienne usine sidérurgique no 3 de Shanghai. Ils habitent maintenant dans des dortoirs de même grandeur. Pour leur part, ils espèrent bénéficier du droit de propriété de leur nouveau dortoir. À ce titre, M. Zhu explique avec regret : « Dans le cadre juridique actuel, on n’arrive pas à résoudre ce problème. »

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dimanche 24 mai 2009

Profiter d’Internet
pour accroître son influence

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L’Expo 2010 en ligne est une innovation de l’exposition.

Dans l’histoire, l’exposition universelle a été plus stimulante que les Jeux olympiques. La première édition des JO n’ayant pas attiré une grande attention de la part du public, Pierre de Coubertin avait décidé de profiter des expositions universelles qui jouissaient alors d’une grande popularité pour élever la réputation des JO. Les trois éditions successives des JO qui ont suivi se sont déroulées parallèlement aux expositions universelles.

« À ce qu’il me semble, une raison importante pour laquelle les JO ont gagné le cœur du public, c’est leur manière de s’associer aux médias modernes. Ce fut le cas des JO de Los Angeles en 1984. Le fait qu’ils ont su coopérer avec la télévision leur a permis de résoudre simultanément les questions liées aux profits et à la diffusion. Ce qui a manqué aux expositions universelles, c’est qu’elles ne sont pas arrivées à bien s’associer aux médias modernes », exprime M. Zhu. Avant d’être nommé directeur adjoint du Bureau de coordination pour l’Exposition universelle de Shanghai, cet homme travaillait dans un média. Encore maintenant, il continue de penser qu’un partenariat avec une télévision est adapté aux expositions universelles en tant que manière de les présenter.

S’il y a association entre le sport et la télévision, c’est que l’approche de communication de la télévision met l’accent sur l’émotion collective. Or, les expositions universelles sont plutôt des événements donnant lieu à des impressions personnelles. Chacun a des demandes différentes et des impressions différentes sur un même pavillon. À ce propos, M. Zhu déclare : « À l’Expo de Shanghai, Internet est le média le plus approprié, étant donné qu’il peut offrir des expériences tout à fait personnalisées. Le public peut choisir à sa guise le contenu qu’il désire, de même que la manière et le temps qui lui conviennent pour le consulter. Puisque le Bureau de coordination pour l’Exposition universelle de Shanghai espérait trouver un véhicule approprié à l’ère d’Internet, nous avons été sur la même longueur d’ondes au premier contact avec les responsables du Bureau de coordination. » Depuis juillet 2006, l’Expo universelle de Shanghai a formulé le concept « Expo 2010 en ligne ».

Dans l’histoire, c’est l’Expo 2000 d’Hanovre qui a, la première, pris l’initiative d’ouvrir un site Web officiel, mais l’Expo de Shanghai en ligne présente des particularités. Sa première page est consacrée au parc de l’Expo présenté en 3D. Il suffit de cliquer légèrement sur la souris pour visiter librement n’importe quel pavillon et apprécier ses expositions en 3D. On peut pratiquement dire que le site recèle plus d’informations qu’une visite sur place.

Pour l’Expo de Shanghai, on prévoit quelque 10 millions de visiteurs étrangers. À ceux qui ne peuvent pas venir sur place, l’Expo en ligne fournit l’occasion de suivre de près le pavillon de leur propre pays. Ceux qui peuvent y venir pourront également, au préalable, parcourir les informations en ligne pour choisir ce qu’ils veulent visiter. D’autres encore qui, même en venant sur place, n’arriveraient pas à compléter leur visite, faute de temps, pourront toujours la continuer en ligne.

Bien évidemment, certains se préoccupent de la possibilité que l’Expo en ligne puisse influencer le nombre de visiteurs sur place. À cet égard, M. Zhu ne se fait aucun souci. Pour lui, au bout du compte, la visite réelle et la visite virtuelle sont différentes. Le site Web de Disney est bien fait, mais il n’influence pas pour autant l’afflux des visiteurs sur place.

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samedi 23 mai 2009

Le thème reflète les progrès
des connaissances de l’humanité

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Le Pavillon thématique sera un site économisant l’énergie et respectueux de l’environnement.

« Le processus de choix du thème a duré un an et demi. Après avoir étudié les thèmes des expositions universelles précédentes, nous avons eu l’impression que tous les thèmes avaient été abordés et qu’il n’y avait plus rien d’intéressant à exploiter », se rappelle le Dr Ji Lude, chef du département de conception du thème, relevant du Bureau de coordination pour l’Exposition universelle de Shanghai. Le Dr Ji a pris part aux recherches sur le thème, dès le moment où Shanghai a décidé de poser sa candidature pour l’Expo universelle de 2010, soit en mai 1999, alors qu’il était professeur à l’université.

« Commémoration du centenaire de la ville de Chicago et célébration d’un siècle de croissance de la science » constituait le thème de l’Expo universelle de Chicago, en 1933, et depuis lors, chaque Expo a eu son thème propre. Avant 1933, non orientée sur un thème concret, l’exposition universelle avait surtout présenté les habiletés et les succès de l’humanité dans sa conquête de la nature, une source de fierté. De nombreuses « premières » ont également été présentées au public lors des expositions universelles. Par exemple : la machine à vapeur de grande puissance, à Londres en 1851; l’ascenseur, à New York en 1853; le béton, à Paris en 1867; et l’ampoule à filaments de tungstène, à Paris en 1878. Tout cela a contribué à ce que la perception populaire soit que tout commence avec l’Expo.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’humanité a commencé à délaisser le culte voué à la science pour se tourner plutôt vers la réflexion sur les effets négatifs engendrés par la science et l’industrialisation. La première Expo universelle après cette guerre a été celle de Bruxelles, en 1958, et son thème était : « Bilan du monde pour un monde plus humain ». Dans les années 1970, les expositions universelles ont commencé à accorder de l’importance à la manière de coordonner les progrès techniques avec le bonheur des humains et la préservation de l’environnement naturel. De ce fait, le thème de l’Expo 1970 à Osaka était : « Progrès humain dans l’harmonie ». Depuis le début des années 1990, le développement durable est au centre des conversations. Le thème de l’Expo 2000 d’Hanovre a été « L’Homme, la Nature et la Technologie », et celui de l’Expo 2005 d’Aichi, « La Sagesse de la Nature ».

Une tribune pour étudier les problèmes importants de l’humanité

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Un appareil photo Kodak présenté à l’Expo de Chicago, en 1893

Le groupe d’étude de l’Exposition universelle de Shanghai a finalement choisi trois thèmes parmi les 32 propositions. De ces trois, deux portent sur le concept de ville. Lors de sa visite à Shanghai en 1999, M. Ole Phillipson, alors président du BIE, avait proposé dix thèmes, et tous concernaient la ville et la vie. Le thème final est : « Meilleure ville, meilleure vie ». Le Dr Ji déclare : « La ville suscite l’attention du monde entier. Ce thème est lié à d’autres thèmes dont, entre autres, les sciences et technologies, l’harmonie entre l’homme et la nature, les relations entre l’homme et l’environnement et le problème du développement durable. »

Encore aujourd’hui, le Dr Ji et ses collègues continuent d’expliquer ce choix. Il confie : « Depuis le début, ce thème a toujours été controversé. » D’abord, l’interprétation chinoise du thème anglais « Better city, Better life » pose problème. Si la phrase anglaise est écrite ainsi, c’est juste par souci technique : c’est plus agréable à entendre. Mais il y a un problème pour le chinois. La vie à la campagne n’est-elle pas belle aussi? « En réalité, l’Exposition universelle veut simplement signifier un souhait, pas présenter une conclusion », ajoute le Dr Ji.

Les pays occidentaux sont déjà entrés dans l’époque post-moderne. Ils ont notamment des problèmes de criminalité urbaine, de pollution, de forte consommation d’énergie. Or, la Chine est encore en phase d’urbanisation rapide. La plupart des gens reconnaissent que la ville est un mode de vie, le symbole d’une vie meilleure. Aujourd’hui, la moitié de la population mondiale vit en ville. Dans 20 ans, 70 % des habitants du monde seront des citadins. D’où l’importance du thème : « Comment améliorer la vie urbaine? »

La concurrence entre les différentes candidatures à l’Exposition universelle de 2010 a été fort acharnée. Shanghai, Moscou (Russie), Yeosu (Corée du Sud), Wroclaw (Pologne) et Querétaro (Mexique) ont participé à la phase finale de sélection. Le 3 décembre 2002, à 22 h 15 (heure de Beijing), au cours de la 132e assemblée du BIE qui s’est tenue à Monte-Carlo (Monaco), Shanghai a été choisie par 54 voix, soit 88 % du nombre total.

Si Shanghai a pu saisir cette occasion, c’est qu’il y avait une raison importante qui a permis de le faire. Le thème de cette exposition de Shanghai a été reconnu de tous.

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vendredi 22 mai 2009

La participation des Chinois à toutes les expositions universelles

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Dipl_me_d_honneur

Le Village chinois de l’Expo de St. Louis (Missouri, États-Unis) en 1904 Diplôme d’honneur obtenu par la société de soie Yung Kee, lors de l’Expo de Londres, en 1851

Lors de la première Exposition universelle qui a eu lieu à Londres en 1851, on a présenté une grande quantité de produits industriels et agricoles de la Chine, ainsi que beaucoup d’objets d’artisanat de ce pays. M. Xu Rongcun, un commerçant originaire de Guangzhou qui faisait alors des affaires à Shanghai y a apporté un produit qui a obtenu un grand prix. Ayant entendu dire que les agents et les commerçants britanniques résidant en Chine encourageaient les Chinois à participer à l’exposition universelle, il a sélectionné douze paquets de soie de sa société Yung Kee et les a transportés rapidement à Londres. Même si elles étaient mal emballées, ces marchandises ont été achetées quelques mois plus tard. Finalement, elles ont obtenu un prix. La reine d’Angleterre a décerné une médaille de grande valeur et un diplôme d’honneur à M. Xu. À partir de ce moment-là, la soie de Yung Kee s’est bien vendue dans le monde.

Au cours de l’Exposition universelle de Paris en 1889, Chen Jitong, conseiller de l’ambassade de Chine en France, a accompagné beaucoup de Chinois qui ne maîtrisaient pas de langues étrangères et qui n’étaient jamais allés à l’étranger. Ensemble, ils ont visité la tour Eiffel (l’architecture symbolique de cette exposition), ont découvert le dirigeable et ont visité la Galerie des machines où étaient exposées les techniques de pointe de cette époque.

À cause de la décadence de la Chine, les affaires liées à sa participation aux expositions universelles étaient contrôlées par les étrangers qui ont administré la Douane chinoise jusqu’au début du XXe siècle. En général, ils plaçaient l’intérêt du commerce étranger au-dessus de tout. Parfois même, ils ont montré intentionnellement une image négative de la Chine, notamment à l’Exposition de Saint Louis (Missouri, États-Unis) en 1904, où on a exposé un groupe de sculptures en argile de prostituées, de détenus, de mendiants et d’opiomanes. On a dû attendre jusqu’en 1906, à l’Exposition de Milan (Italie), pour que la Chine mette un terme à la situation où les étrangers décidaient de sa participation à l’exposition. À partir de ce moment-là, les organisations officielles et populaires chinoises ont participé conjointement aux expositions universelles.

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À l’Expo de Knoxville (États-Unis) en 1982, c’était la première participation de la Chine nouvelle à une exposition universelle. Sur la photo, des briques de la Grande Muraille qui y ont été exposées.

C’est en 1982 que la Chine nouvelle a participé pour la première fois à une exposition universelle. C’était celle de Knoxville (États-Unis), où ont été exposés dix vieilles briques de la Grande Muraille et des guerriers et chevaux en terre cuite de l’empereur Shihuangdi de la dynastie des Qin (221—207 av. J.-C.). Chaque jour, le pavillon de la Chine a reçu 30 000 visiteurs, soit le quart du nombre quotidien total de visiteurs à l’exposition. Selon la presse locale, les Américains ont été conquis par les vieilles pierres de la Grande Muraille de Chine. Jusqu’à l’Exposition 2005 d’Aichi (Japon), la Chine a participé à onze expositions universelles et à presque toutes les expositions de la catégorie enregistrée. Les objets exposés représentant la Chine ancienne ont toujours attiré les visiteurs.

Lors des expositions universelles, la Chine présente non seulement ses objets d’artisanat, mais aussi les fruits de son application des sciences et techniques. Lors de l’exposition qui a eu lieu à Brisbane (Australie) en 1988, un court métrage de 18 min intitulé Aperçu de la Chine a été présenté sur écran 360o et a été grandement apprécié par les spectateurs. À cette Expo, le pavillon de la Chine a été élu « Pavillon cinq étoiles » et « Meilleur pavillon ». Au cours de l’Exposition universelle de Séville (Espagne) en 1992, la Chine a exposé plusieurs types de satellites de communication, de même que la fusée Changzheng 2 (Longue Marche). En 1993, les techniques aérospatiales et les travaux du barrage des Trois Gorges sur le Yangtsé ont été présentés dans le pavillon de la Chine de l’Exposition de Taejon (Corée du Sud).

Après le choix du thème de l’exposition, l’interprétation de sa signification a pris de l’importance. Le Dr Ji Lude considère le thème comme l’âme de l’exposition. Les Chinois doivent non seulement présenter au monde leur longue civilisation et ses techniques d’avant-garde, mais aussi leur conception originale.

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Dans le pavillon de la Chine à l'Expo d'Aichi au Japon en 2005, un enfant japonais est curieux de découvrir une série de cloches suspendues de la Chine ancienne.

Au début du XXe siècle, dans presque toutes les expositions universelles, le pavillon de la Chine présentait toujours des architectures typiquement chinoises, dont les remparts de Beijing, la Grande Muraille, le siheyuan (cour carrée avec bâtiments disposés autour) et des temples. En 1993, à l’Exposition de Taejon, on reconnaissait encore le pavillon de la Chine par son portail typiquement chinois. Depuis l’Exposition d’Hanovre (Allemagne) en 2000, le mode de présentation, caractérisé par la culture traditionnelle et les acquis en sciences et techniques chinoises, a incité les chercheurs à se pencher sur cet aspect. Comment, par une exposition universelle, montrer et transmettre la sagesse et la culture d’un pays et d’une nation comme la Chine, voilà l’aspect auquel on devait porter plus d’attention.

« La sagesse chinoise dans le développement urbain », thème du pavillon de la Chine de l’Expo 2010 de Shanghai, comprend les quatre aspects suivants : « Persévérance et perfection », « Large horizon et tolérance », « Respect de la nature » et « Unanimité et différence ». Les deux premiers aspects sont une synthèse parfaite et magistrale de l’essence de la culture urbaine et de l’esprit des citadins, alors que les deux derniers aspects expriment respectivement les rapports entre l’homme et la nature, et ceux entre les hommes eux-mêmes. Quant au projet sur le contenu du pavillon, lors de l’interview qu’il a accordée aux médias, M. Yang Xiong, maire adjoint permanent de Shanghai et directeur adjoint du Comité exécutif de l’Exposition universelle de Shanghai, a exprimé : « Nous tiendrons secret le projet du pavillon de la Chine jusqu’à l’ouverture de l’Expo et nous espérons surprendre tout le monde. »

Informations sur l’Expo 2010 de Shanghai

Classification des expositions universelles

Selon les règlements du Bureau international des expositions (BIE), les expositions universelles sont divisées en deux catégories selon leur contenu, leur envergure et leur durée. Ces deux catégories sont l’exposition enregistrée et l’exposition reconnue.

L’exposition enregistrée (exposition générale) dure six mois. C’est une exposition quinquennale et son niveau est le plus élevé.

L’exposition reconnue (exposition professionnelle) dure trois mois et se tient entre deux expositions enregistrées.

L’exposition universelle qui aura lieu à Shang-hai en 2010 est une exposition enregistrée.

Thème

Meilleure ville, meilleure vie

Emblème

Inspiré par la calligraphie du caractère chinois « » (qui signifie le monde) et par allusion à trois personnes se tenant la main, l’emblème évoque une famille soudée, comblée de bonheur. Il symbolise également la grande famille humaine composée de « toi, moi et lui ou elle », aspirant à une vie belle et harmonieuse. Il souligne ainsi l’idée chère à l’exposition universelle – compréhension, communication, union et coopération – et les objectifs poursuivis activement par l’Expo 2010 de Shanghai Chine, laquelle place l’homme au cœur de ses préoccupations.

Mascotte

Le nom de la mascotte est Haibao. Celle-ci a la forme du caractère ren (l’être humain) en tant que concept central. Non seulement elle reflète la particularité culturelle de la Chine, mais elle fait aussi écho à l’idée que l’on se fait de l’emblème de l’Exposition universelle de Shanghai. La couleur bleue de la mascotte représente la mer et l’avenir, de même que les sciences et techniques.

Durée

Du 1er mai au 31 octobre 2010 (184 jours)

Structure organisatrice

Le gouvernement chinois a créé le Comité national d’organisation qui agit comme instance de direction de l’Expo 2010 de Shanghai, Chine. Relevant du Comité national d’organisation, le Comité exécutif est l’organe qui se charge d’exécuter toutes les tâches confiées par le Comité national. Le Bureau de coordination pour l’Exposition universelle de Shanghai est responsable d’accomplir le travail quotidien lié au rôle de décision et de coordination du Comité exécutif pour l’Expo 2010.

Activités et tribunes

Les tribunes de l’Expo Shanghai comprennent la tribune au sommet, la tribune thématique et la tribune populaire.

La tribune au sommet est celle de la plus haute catégorie. On y discute des problèmes urbains qu’affronte le monde et on y rédigera la déclaration d’action. La Déclaration de Shanghai qui sera publiée par la tribune au sommet est un document programme

On prévoit qu’au cours des 184 jours de l’Expo, il y aura chaque jour, dans les zones d’exposition, plus de 100 activités artistiques de toutes sortes. Leur nombre total durant tout l’Expo dépassera 20 000. Ces activités sont variées, allant des démonstrations de techniques scientifiques, pièces de théâtre et tournées artistiques fournies par le pays organisateur, jusqu’aux activités des pays participants et des organisations internationales.

Emplacement

Les espaces de l’Exposition universelle de Shanghai se trouvent entre les ponts Nanpu et Lupu, sur les deux rives de la rivière Huangpu; la superficie prévue pour l’expo s’étend sur 5,28 km2; 3,93 km2 se trouvent à Pudong et 1,35 km2, à Puxi. Les sites clôturés, qui couvriront 3,26 km2, seront ouvertes aux détenteurs de billets d’entrée.

Répartition des zones d’exposition

Section A: pavillon chinois et pavillons des pays asiatiques (à part ceux de l’Asie du Sud-Est)

Section B: pavillons thématiques; pavillons de certains pays de l’Asie du Sud-Est et de l’Océanie; pavillons d’organisations internationales; centre d’activités publiques; Centre des spectacles

Section C: pavillons des pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique

Section D: pavillons d’entreprises

Section E : pavillons d’entreprises, pavillon de la civilisation urbaine et zone des meilleures pratiques urbaines

Site Web officiel :

www.expo2010china.com

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jeudi 21 mai 2009

Wang yang bu lao

Mieux vaut tard que jamais

Depuis plus de 2 000 ans, wang yang bu lao ou « s’occuper du troupeau après avoir perdu des moutons » est considéré comme un conseil judicieux, parce qu’on s’aperçoit très souvent qu’il n’est jamais trop tard pour être plus réfléchi dans ses décisions.

Cette phrase a été prononcée pour la première fois par Zhuang Xin, un officiel de la cour du roi Xiang de l’État de Chu, pendant la période des Printemps et Automnes (475 – 221 av. J.-C.). Ce roi s’était entouré de quatre fonctionnaires astucieux et serviles qui avaient réussi à gagner sa confiance. Cependant, aucun des quatre ne se souciait vraiment des affaires de l’État.

Wang_yang_bu_lao

Un jour, Zhuang Xin, un aide droit et franc, vint voir le roi et l’avertit que son régime sombrerait dans le chaos, car il faisait confiance aux mauvaises personnes pour gouverner l’État. Cependant, le roi pensa que Zhuang était jaloux du pouvoir et des privilèges qu’il accordait aux quatre officiels.

N’ayant pas réussi à persuader le roi de prendre ses distances par rapport à ces quatre vauriens, Zhuang démissionna et déménagea dans un État voisin. Cinq mois plus tard, l’État de Chu fut envahi par l’État de Qi et sa capitale fut prise par l’ennemi.

Rongé par le remords, le roi se rendit dans la demeure de son ancien aide Zhuang et lui demanda conseil sur la manière de récupérer ses territoires perdus et de reprendre la capitale. Zhuang Xin répondit : « Selon le dicton populaire, même après avoir aperçu le lièvre, il n’est toujours pas trop tard pour libérer les chiens de chasse, et il n’est pas trop tard pour s’occuper du troupeau, même après avoir perdu quelques moutons. Dans la mesure où Votre Excellence fait confiance aux bonnes personnes et mobilise le peuple, elle peut garder l’espoir de repousser les envahisseurs et de récupérer les territoires perdus. » Le roi suivit le conseil de Zhuang et fut en mesure de récupérer ses territoires au cours des mois qui suivirent.

Dans sa vie, chacun fait l’expérience d’une perte ou d’une mauvaise décision, une situation à peu près inévitable. Dans ce cas, ne serait-il pas sage de se souvenir de la sagesse de ce proverbe chinois et de se préparer à s’occuper du troupeau?

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mercredi 20 mai 2009

Admirez-moi ces objets…

La Chine est particulièrement renommée pour le cloisonné qui y est appelé jingtailan. Apparue à la fin de la dynastie des Yuan (1271-1368), cette forme d’art a atteint son apogée sous le règne de l’empereur Jingtai (1450-1457) des Ming (1368-1644). Comme la majorité des objets étaient bleus (lan), le cloisonné en a donc tiré son nom.

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Le corps de l’objet en cloisonné est en cuivre, et le motif qui l’orne a été formé par un fil de cuivre tenu en place par une colle végétale. Puis, on a rempli les différentes sections avec de l’émail coloré, les différentes couleurs pouvant rester bien séparées grâce à ce fil de cuivre. Après cinq ou six cuissons, la pièce a été polie pour en faire un magnifique objet d’art.

Admirez_moi_3Durant les Ming, le cloisonné était fabriqué en différents objets servant à l’usage exclusif du palais impérial : brûleurs d’encens, vases, pots, boîtes et chandeliers, et tous imitaient la porcelaine et les bronzes antiques. Aujourd’hui, Beijing est le principal centre de production du cloisonné, et on met surtout l’accent sur des objets pratiques auxquels on a ajouté une touche décorative.

Une paire de gros chevaux en cloisonné (2,1 m de haut, 2,4 m de long et pesant 700 kg) a aussi été fabriquée. Cette œuvre a demandé huit mois de travail, exigé la participation de centaines de travailleurs et plus de 60 tonnes de charbon pour la cuisson. Ces chevaux constituent le plus gros objet en cloisonné jamais fabriqué depuis la naissance de cet art.

Étant donné que le cloisonné a une surface émaillée qui est dure comme la porcelaine, mais qui peut s’écailler, il faut prendre soin de ne pas frapper l’objet contre quelque chose de dur. Pour entretenir votre cloisonné, il faut éviter d’en enlever la poussière avec un linge mouillé ou de le frotter trop vigoureusement. Un chiffon doux et la délicatesse sont de mise!

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mardi 19 mai 2009

Les personnages de l’opéra de Pékin

DANS l’opéra de Pékin, chaque personnage a un rôle strictement fixé selon des types. Les rôles féminins sont appelés dan, et les masculins sheng. Les personnages féminins se composent de plusieurs types : les qing yi (femmes raffinées d’âge moyen ou jeune), les hua dan (les séductrices ou jeunes femmes), les wu dan ou daoma dan (femmes douées dans les arts martiaux) et les lao dan (vieilles femmes). Quant aux rôles masculins, ils comprennent les lao sheng (vieux monsieurs), les xiao sheng (jeunes hommes) et les wu sheng (adeptes des arts martiaux). Le chou ou clown est facilement reconnaissable avec sa bande de peinture blanche autour des yeux et du nez. Il existe aussi différents types de clowns : les wen chou (clowns à l’esprit fin) et les wu chou (clowns pratiquant les arts martiaux). Les jing (ou hua lian) sont des personnages aux visages peints. Ils représentent des guerriers, héros, hommes d’État, aventuriers ou démons. Certains mettent l’accent sur le chant, d’autres sur le jeu théâtral. Il est aisé de les identifier aux couleurs de leur visage.

chou jing

chou

jing

À l’origine destinée au spectacle en plein air, le maquillage lourd et coloré des acteurs de l’opéra de Pékin est appliqué sur tout le visage de façon exagérée. Par exemple, un acteur jing commencera à peindre ses sourcils en les faisant ressortir, usant d’une technique spécifique pour embellir et revitaliser son visage. Certains costumes actuels de l’opéra évoquent ceux de la dynastie des Ming (1368-1644). À la même époque, d’autres personnages sont apparus dans des vêtements simples et moins apprêtés.

sheng

sheng

dan

hua dan

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lundi 18 mai 2009

Poulet mijoté aux marrons

Poulet_mijot__aux_marrons Poulet_mijot__aux_marrons2

Ingrédients

Un demi-poulet

250 g de marrons

100 g d’ail

Assaisonnements

Sel au goût

Préparation

1. Bien laver le poulet, le couper en morceaux et les faire blanchir; laver les marrons et les faire tremper dans l’eau chaude jusqu’à ce qu’ils soient ramollis ; enlever la coque et l’écorce; retirer la racine de l’ail.

2. Dans une marmite remplie d’eau, faire bouillir les marrons pendant 40 minutes. Ajouter ensuite les morceaux de poulet, l’ail et le sel, avant de continuer la cuisson jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit. Servir.

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