Le blog de Xiu

Partager notre culture, comme nous désirons partager la votre! en quelques leçons, vous apprendrez le Chinois!

mardi 31 mars 2009

Epanouissement de fleurs de pêcher au pied des montagnes Helan

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YINCHUAN, Fleurs de pêcher en pleine floraison le 31 mars 2009 au pied des montagnes Helan dans la Région autonome Hui du Ningxia dans le nord-ouest de la Chine.

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lundi 30 mars 2009

Exposition de fleurs à Shanghai

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Une femme prend des photos dans le jardin botanique de Shanghai, en Chine de l'est, le 30 mars 2009. L'exposition de fleurs de Shanghai aura lieu dans cette ville le 3 avril.

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Deux personnes prennent des photos dans le jardin botanique de Shanghai, en Chine de l'est, le 30 mars 2009. L'exposition des fleurs de Shanghai aura lieu dans cette ville le 3 avril.

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Deux personnes visitent le jardin botanique de Shanghai, en Chine de l'est, le 30 mars 2009

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Paysage de neige en Mongolie intérieure

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Paysage de neige dans le mont de Dahinggan dans la région autonome de Mongolie intérieure

    HULUN BUIR, Mongolie intérieure, 30 mars : Une forte chute de neige a récemment frappé l'est de la Mongolie intérieure.

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dimanche 29 mars 2009

Une vingtaine de villes chinoises mobilisées pour "l'Heure de la Terre 2009"

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samedi 28 mars 2009

La passion du voyage

Les Maldives et d’autres pays d’Asie restent les destinations les plus prisées des touristes chinois.

MaldivesLes touristes chinois ne profitant que depuis peu de la possibilité de voyager à l’étranger, quel type de touristes sont-ils? Quelles sont leurs destinations favorites? Réponse à ces questions et aperçu du marché qu’ils sont en train de former, dans le contexte où leur tendance à voyager en groupe connaît un déclin.

«PARMI les pays d’Asie, la Chine est le marché des départs touristiques qui enregistre la plus forte croissance », a fait remarquer Wu Wenxue, vice-président de l’Association du tourisme de Chine, lors du IIIe Forum international sur le tourisme chinois en pays étran-gers. À la fin de 2007, le gouvernement chinois avait approuvé 134 destinations de pays étrangers pour les touristes chinois, et 91 d’entre elles ont approuvé la venue de touristes chinois. De 1998 à 2007, le taux de croissance annuel moyen du tourisme chinois à l’étranger a été de 23,5 %; le nombre a presque quadruplé au cours de la décennie. En 2007 seulement, le nombre de citoyens chinois qui ont voyagé à l’étranger a été de 40,95 millions de personnes. D’ici à 2015, l’Organisation mondiale du tourisme prévoit que la Chine deviendra la plus importante destination touristique dans le monde et la quatrième source de touristes. Selon ces évaluations, en 2015, le tourisme issu de la Chine représentera annuellement 100 millions de personnes.

Le voyage individuel gagne en popularité

Les réformes apportées au système national de congés de la Chine font en sorte que les Chinois profitent maintenant d’un plus grand nombre de jours de vacances. Voyager à l’étranger est donc un choix de plus en plus populaire parmi les individus à revenus moyens et élevés. Selon l’Administration nationale du tourisme, en 2007, les pays asiatiques constituaient les destinations préférées des Chinois; 88,74 % des touristes chinois ont choisi de voyager en Asie. Bien que les pays de l’Asie du Sud-Est, qui ont été les premiers à ouvrir leurs portes aux touristes chinois, restent populaires, c’est la République de Corée et le Kazakhstan qui, ces dernières années, ont connu la plus forte croissance du nombre d’arrivées de Chinois.

Les difficultés à obtenir les visas, les barrières linguistiques et les différences d’habitudes de vie étaient autrefois des obstacles majeurs pour les Chinois qui voyageaient à l’étranger, de sorte que les groupes ont longtemps été le mode de voyage le plus populaire. Cependant, au fur et à mesure que le marché touristique prend de la maturité et qu’un plus grand nombre de Chinois acquièrent l’expérience du voyage, de plus en plus de gens préfèrent voyager seuls. Par exemple, la République de Corée a été témoin d’une évolution rapide dans le principal type de voyage des touristes chinois. En effet, alors que le déplacement en gros groupes d’excursion était autrefois la préférence de voyage, c’est maintenant le tourisme individuel. La Chine est aujourd’hui la deuxième source de touristes en République de Corée.

Pour les touristes chinois, l’Asie est toujours la région pour laquelle il est le plus facile d’obtenir des visas. Dans quelques villes chinoises importantes, en s’adressant à une agence de voyages accréditée, il ne faut que trois jours ouvrables pour obtenir un visa pour Singapour. Les visas pour Singapour permettent maintenant une entrée pendant cinq semaines, au lieu de trois auparavant, et les visiteurs peuvent y rester jusqu’à 30 jours.

Dans le cas des Philippines, les touristes chinois désireux de s’y rendre peuvent demander des visas à leur arrivée dans ce pays. Zhou Yong et sa femme, des nouveaux mariés, ont effectué un voyage spécial dans ce pays insulaire pour aller y faire du surf, du saut en parachute et des vols en montgolfière. « À l’étranger, il est plus facile de pratiquer ces sports d’aventure parce qu’ils y sont populaires, alors qu’en Chine, il y en a peu », explique M. Zhou.

Bureau
La fête du Printemps est une période chargée pour le Bureau des entrées-sorties de la police de Beijing, car le nombre des touristes en partance s’accroît considérablement.

À l’été 2007, des visas de voyage plus commodes ont également été offerts pour l’Australie. Malheureusement, les visas pour l’Europe sont demeurés réservés aux groupes. Cependant, beaucoup d’agences organisent maintenant des voyages qui incluent des périodes de temps libres; cela permet aux visiteurs d’explorer des villages, notamment en France ou dans la région du Rhin, en Allemagne. « Je n’ai gardé qu’une vague impression des endroits que j’ai visités et de ce que j’y ai vu. Heureusement qu’il y a les photos, dit M. Li de son voyage de groupe qui lui a fait visiter dix pays d’Europe en 15 jours. Je ne voyagerai plus jamais de cette façon. La prochaine fois, je choisirai un pays européen en particulier, et je profiterai de ses paysages pittoresques, de ses coutumes et de sa culture. »

Beaucoup de pays et de régions tentent d’attirer le tourisme chinois par la promotion d’un voyage de plus longue durée. Par exemple, quand Peter Fonseca, ex-ministre du Tourisme de la province de l’Ontario (Canada) est venu en Chine en mars 2008, cet ancien marathonien olympique avait apporté de l’information concernant la visite sur plusieurs jours des sites du patrimoine mondial et la splendeur de la nature de cette province.

Beaucoup de jeunes cols blancs chinois désirent ardemment voyager à l’étranger. Et quand ils travaillent pour des compagnies étrangères, leur appétit de voyage est encore plus aiguisé. « Travailler pour un employeur des États-Unis m’a permis de me rendre compte de mon incompréhension de la culture occidentale, confie Li Wei, un informaticien chez Bell Studio. Le voyage est une bonne façon d’acquérir beaucoup de connaissances en un court laps de temps. »

Selon Xu Jing, représentant de la région Asie-Pacifique auprès de l’Organisation mondiale du tourisme, le marché des touristes issus de la Chine a quelques problèmes qui sont liés à son manque de maturité. Par exemple, le centre d’intérêt de l’industrie tend à être limité à un petit groupe de régions. L’Europe est la principale destination internationale pour les touristes chinois : 44,5 % de l’ensemble en 2007.

Par ailleurs, le continent africain enregistre une forte croissance, avec 36,15 % de croissance du tourisme chinois l’année dernière. Les destinations africaines préférées sont l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Kenya. Avec leurs magnifiques paysages naturels, leurs animaux sauvages et leurs cultures distinctives, les pays africains disposent d’un marché touristique ayant un énorme potentiel de développement.

La nature du système national de congés constitue l’autre facteur important qui limite le tourisme chinois. Le principal pic de déplacement est toujours la période des quelques congés nationaux, puisque les vacances payées n’ont pas encore eu un impact réel sur le marché.

La passion des achats

Selon une enquête effectuée par ACNielsen, les Chinois ont dépensé en moyenne 1 500 euros dans les magasins lors de leur voyage en Europe l’année dernière, dépassant ainsi les voyageurs japonais. Des endroits comme les Champs-Élysées et d’autres zones commerciales françaises sont un vrai paradis pour les touristes chinois. Selon l’Agence France-Presse, ces années-ci, les Chinois dépensent annuellement de 9 à 10 millions d’euros au magasin Le Printemps de Paris, soit quelque 700 euros par visiteur.

Le stand de Séoul à la Conférence du tourisme international de Beijing 2008

stand« Une caractéristique importante des touristes chinois est qu’ils achètent des marchandises locales et des souvenirs lorsqu’ils voyagent à l’étranger », révèle Bei Zheming, vice-président du DFS Group (Région Asie). Auparavant peu habitués aux marques et aux prix dans les autres pays, les touristes étaient souvent facilement influencés par les guides touristiques. Or, maintenant que les expériences de voyage des Chinois se sont enrichies, ils sont devenus des acheteurs plus éclairés. Quelques jeunes cols blancs basent même leurs plans de voyage sur les achats. Par exemple, aux alentours de Noël, Mlle Wang aime faire des achats à Hong Kong; elle trouve que l’été, le

Nouvel An et la fête du Printemps sont aussi de bonnes occasions pour cela. Beaucoup de gens profitent aussi de la « Grande Vente de Singapour » qui se tient annuellement de mai à juillet. Quelques jeunes globetrotteurs sont même devenus experts dans le repérage des centres commerciaux qui offrent les meilleurs prix et des produits qui y sont bon marché. Tiffany à Hong Kong est le meilleur marché en Asie, alors que les Petronas Twin Towers en Malaysia offrent les plus bas prix du monde sur les produits de beauté Bobbi Brown.

Améliorer le comportement

Pour d’autres cultures, certaines habitudes des touristes chinois ont parfois été difficiles à accepter. Que ce soit au Louvre à Paris, à l’abbaye de Westminster à Londres ou au Manneken-Pis à Bruxelles, les touristes chinois se précipitent devant les sites pour prendre des photos. Et ce ne sont pas les seuls endroits où des foules de touristes chinois se forment. Par exemple, vu que Louis Vuitton ne permet d’acheter que quelques articles pendant une courte durée aux titulaires de passeports étrangers, certains touristes chinois attendent donc à l’entrée du magasin et tentent de persuader d’autres touristes de les aider à acheter encore plus de marchandises. De plus, l’habitude qu’ont certains touristes chinois de parler fort a fait en sorte que quelques hôtels européens réservent aux clients de la Chine des zones spéciales dans leurs salles à manger.

En octobre 2006, le gouvernement chinois a lancé un programme pour encourager les bonnes manières parmi les voyageurs chinois, en publiant des règles de conduite pour ceux qui vont à l’étranger. China Eastern Airlines, CITS et CYTS ont tous consacré des fonds pour expliquer les manières de se conduire poliment et améliorer le sens de la bienséance des touristes. Les statistiques montrent que le comportement des Chinois à l’étranger s’améliore. En fait, les touristes chinois ont une bonne réputation dans certains pays. Ainsi, le Bureau du tourisme de Scandinavie a rapporté que la qualité des visiteurs chinois est bonne : ils ont une conception de plus en plus internationale et leur niveau d’anglais s’est amélioré. Comme beaucoup d’autres gouvernements et organismes dans le monde, le Bureau du tourisme de Scandinavie souhaite chaleureusement la bienvenue aux touristes chinois.

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vendredi 27 mars 2009

Les secrets des portes

Partez à la découverte des portes du vieux Beijing et des fonctions très spéciales qu’elles avaient autrefois dans la vie de la capitale.

BEIJING est célèbre pour ses remparts qui avaient été cons-truits pour protéger l’empereur et la population contre les envahisseurs du Nord. Ces remparts étaient percés de portes massives qui avait chacune une fonction spéciale. Symboles du pouvoir féodal, la plupart de ces portes ont été démolies dans les années 1950. Il en reste toutefois encore trois aujourd’hui : Qianmen, la tour de guet Deshengmen et Yongdingmen. En découvrant les histoires qui se cachent derrière ces portes, les visiteurs peuvent mieux comprendre la culture chinoise et l’histoire de la cité impériale qui était autrefois gouvernée selon un ordre strict et traditionnel.

Depuis la dynastie des Ming (1368-1644), il y a 600 ans, les portes ont rempli différentes fonctions. Lorsqu’elle partait en guerre, l’armée impériale passait par la porte Deshengmen, parce que desheng se prononçait de la même façon que l’expression « être victorieux », alors qu’à son retour, elle utilisait la porte Andingmen (porte de la Paix et de la Stabilité). Zhengyangmen était réservée à l’usage exclusif de l’empereur, alors que Xuanwumen était une sortie utilisée pour les charriots transportant les prisonniers. Les charriots transportant le charbon passaient par Fuchengmen, et ceux qui transportaient l’eau, par Xizhimen.

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Plan des portes de Beijing

Les anciennes portes de Beijing ont même influencé l’écriture actuelle. Dans le caractère men (porte) sur les inscriptions des panneaux au-dessus de ces portes, il n’y a pas de traits avec un crochet, parce que l’empereur était considéré comme un dragon, que cet animal vit dans l’eau et que les crochets l’effraient.

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La porte Qianmen

Zhengyangmen ou Qianmen (1)

Cette porte était la plus grosse et avait également le nom de Qianmen. Elle se dresse encore aujourd’hui, et la zone commerciale qui porte son nom vient tout juste d’être rénovée. La célèbre marque de cigarettes Daqianmen de Beijing tire aussi son nom de cette porte. Haute de 25 m, la porte Qianmen a été construite au début de la dynastie des Ming et une grosse tour de guet y était attachée. À cause des nombreux dommages qu’elle a subis lors d’incendies, elle a dû être reconstruite en 1610, 1780 et 1849. En 1900, les envahisseurs étrangers ont détruit la porte et la tour de guet. Qianmen a alors été reconstruite en 1930 et rénovée en 2008. Durant la dynastie des Qing (1644-1911), l’empereur passait par cette porte pour aller faire ses tournées d’inspection ou se rendre au temple du Ciel et à Xiannongtan (autel réservé au dieu de l’Agriculture). En raison de la fonction politique de cette porte, les plus vieux habitants de Beijing l’ont prise comme symbole de la Beijing de l’ère impériale.

Chongwenmen et Xuanwumen (2-3)

Chongwenmen (porte de l’Exaltation de la littérature) et Xuanwumen (porte de l’éloge de la prouesse) étaient voisines de Qianmen, sur les remparts sud. Les gens qui prenaient part aux examens impériaux entraient dans Beijing par Chongwenmen, alors que les prisonniers qui étaient condamnés étaient amenés au terrain d’exécution par la porte Xuanwumen. De nombreux marchands d’alcool du sud de Beijing entraient habituellement dans la ville intérieure par Chongwenmen. De même, les hommes d’affaires de la Chine du Sud devaient faire examiner leurs marchandises à Chongwenmen et payaient leurs taxes à son point de contrôle. La tour de la porte Chongwenmen a été démolie en 1959, et Xuanwumen, en 1965.

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La porte Deshengmen

Andingmen et Deshengmen (4-5)

Andingmen (porte de la Paix et de la Stabilité) et Deshengmen (porte de la Vertu et de la Victoire) étaient situées sur les remparts nord de la ville. Andingmen était également connue comme Shengmen (porte de la Vie). C’est par cette porte que l’empereur passait quand il se rendait au temple Ditan (temple de la Terre) pour aller prier pour de bonnes moissons. C’est un empereur des Ming qui a fait construire ces deux portes sur les remparts nord qui étaient alors nouvellement construits.

Dongzhimen et Xizhimen (6-7)

Pendant les dynasties des Ming et des Qing, le bois qui était transporté de la Chine du Sud par le Grand Canal était entreposé à l’extérieur de la porte Dongzhimen. Pour ce qui est de Xizhimen, elle était l’entrée utilisée par les charriots transportant l’eau potable pour l’empereur. Cette porte servait également de voie de passage lorsque les empereurs et les impératrices se dirigeaient par bateau vers le jardin de la Clarté parfaite et le palais d’Été. En 1900, lorsque les envahisseurs étrangers ont occupé la Cité interdite, c’est par cette porte que l’empereur Guangxu et l’impératrice douairière Cixi ont fui vers Xi’an (province du Shaanxi). Dongzhimen et Xizhimen ont été démolies en 1965.

Jianguomen (8) et Fuxingmen (9)

Jianguomen (porte de la Fondation du pays) et Fuxingmen (porte de la Renaissance) ont été ouvertes sur les remparts est et ouest de la ville intérieure. Ces deux portes de la ville n’avaient pas de tour et ne servaient que d’entrée.

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La porte Yongdingmen

Yongdingmen (10)

Yongdingmen (porte de la Stabilité éternelle) se dresse à l’extrémité méridionale de l’axe central de la ville. Durant les dynasties des Ming et des Qing, c’était la porte la plus grosse et la plus importante de la ville extérieure, et elle se dresse encore aujourd’hui. En février 1949, l’Armée populaire de Libération de Chine est entrée dans Beijing par cette porte. Yongdingmen avait été démolie en 1957, mais elle a été reconstruite en 2004 sur son site original. 

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jeudi 26 mars 2009

La calligraphie des empereurs et des dirigeants modernes : des caractères bien trempés 

Mao Zedong, Sun Yat-sen ou encore l’empereur Qianlong, les grands dirigeants chinois ont souvent été des calligraphes hors pair. Chacun avait son propre style d’écriture, révélateur de sa personnalité.

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Une œuvre de Zhao Ji

NOMBRE d’Occidentaux connaissent la Chine à travers la calligraphie. C’est un art d’écriture au pinceau, typique de la civilisation chinoise, et il est encore pratiqué aujourd’hui par des Chinois et des étrangers.

La calligraphie des empereurs

Dans l’histoire de la Chine, un grand nombre d’empereurs ont été eux-mêmes calligraphes. Certains d’entre eux ont même produit des œuvres extraordinaires. Les Chinois aiment dire : « On juge les gens par leur écriture ». La calligraphie peut refléter, pour ainsi dire, le caractère psychologique et moral de l’empereur et témoigner de sa capacité à bien diriger le pays.

Quand on parle de la calligraphie des empereurs, on évoque le plus souvent celle de Zhao Ji, empereur Huizong (1082-1135) des Song (960-1279). Il a inventé un style d’écriture, le shoujinshu, qui se caractérise par des traits minces, droits et énergiques, comme des tiges et des feuilles de bambou ou des feuilles d’eupatoire de Chine. Ses œuvres révèlent un artiste perfectionniste et respectueux des règles. Cependant, les formes sont trop travaillées, si bien que ses écritures dans l’ensemble manquent de vigueur, de fermeté et de persévérance. Il en est de même pour sa personnalité. En effet, pendant les 25 ans de son règne, au lieu d’employer son temps à gouverner le pays, il l’a occupé à sa passion pour la peinture et la calligraphie. Il a confié les affaires d’État à quelques courtisans infidèles pour s’adonner à ses activités artistiques.

Sous son règne, de grands peintres et calligraphes sont apparus. Jouissant d’un statut social supérieur, ils ont produit d’excellentes œuvres. Outre la calligraphie, Zhao Ji s’est spécialisé dans la peinture, la poésie, la danse et la musique. Il a cherché et collectionné des objets anciens, surtout des inscriptions sur bronze et stèles, des peintures et des œuvres calligraphiques. Il a fait composer des recueils d’œuvres de peinture et de calligraphie des dynasties précédentes et ordonné la création d’un institut des beaux-arts. On lui doit aujourd’hui la conservation des anciennes œuvres artistiques. Ses succès artistiques ne l’ont pas aidé pour autant à sauver son pays. Les Song ont été renversés par la dynastie des Jin, fondée par une ethnie minoritaire du Nord, et l’empereur Huizhong a fini par être capturé en 1127. Il est mort à Wuguocheng (l’actuelle Yilan, province du Heilongjiang).

Comme Zhao Ji, Qianlong (1711-1799) des Qing est un autre empereur calligraphe qui a développé une passion pour la calligraphie pendant toute sa vie et collectionné des œuvres calligraphiques de toutes les dynasties précédentes. Il a lu, commenté et expertisé un grand nombre de chefs-d’œuvre d’anciens maîtres. Aujourd’hui, la plupart des calligraphies authentiques portent la marque du sceau rouge « lu par Qianlong ». À la différence de Zhao Ji, Qianlong traçait des traits ronds, gros et habiles. Héritée du style du grand calligraphe Zhao Mengfu, l’écriture de Qianlong, allongée et naturelle, ne transgresse pourtant pas les règles. Son écriture pleine de grandeur et de force révèle sa personnalité. Après son accession au trône, il a repoussé plusieurs fois les envahisseurs étrangers et a déplacé une partie de son peuple vers les régions frontalières; il a interdit les livres hétérodoxes et jeté des érudits réfractaires en prison. Son pouvoir a ainsi été renforcé. De plus, il a fait faire un recueil compilant presque tous les livres chinois d’alors et d’autres grands ouvrages. Sous son règne, l’empire a été grand, riche et prospère. Il s’est vanté d’avoir accompli de grandes prouesses dans les domaines culturel et militaire. Sa fierté est ainsi manifeste dans ses œuvres dépourvues de sentiments de pusillanimité et d’indécision.

Les œuvres des hommes politiques modernes

Dans l’histoire moderne chinoise, de nombreux hommes politiques ont excellé dans l’art calligraphique. Sun Yat-sen (1866-1925), grand précurseur de la révolution moderne chinoise, s’est spécialisé dans le beixue, l’imitation des inscriptions lapidaires. Avant la dynastie des Qing, le tiexue, l’imitation des œuvres des anciens calligraphes effectuées sur soie ou sur papier, était en vogue. Ce genre d’écriture est d’un style raffiné et doux. Après la dynastie des Qing, l’imitation des œuvres des calligraphes de la dynastie des Wei du Nord (386-534), gravées sur stèles, a pris son essor. Les écritures gravées sur stèles se caractérisent par l’énergie et l’habileté. Sun Yat-sen, combinant les charmes du beixue et du tiexue, a créé des œuvres de style vigoureux et élégant. Sous son pinceau, les caractères, d’un style noble et naturel, expriment la moralité d’un grand homme. En général, le charme et la valeur morale de l’auteur transparaissent plus ou moins dans ses œuvres, transcendant ainsi l’objet calligraphique proprement dit. D’où l’aspect idéal de la calligraphie chinoise.

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Une œuvre de Chiang Kai-shek

Une œuvre de Qianlong

Une calligraphie de Sun Yat-sen

Au début du XXIe siècle, certains calligraphes ont voté pour les dix plus grands calligraphes chinois du XXe siècle. Mao Zedong (1893-1976) figure dans la liste. D’après les calligraphes contemporains, les œuvres de Mao Zedong possèdent un style libre, vigoureux et élégant.

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Extrait d’un poème de Mao Zedong, qu’il a lui- même calligraphié en style cursif

À 8 ans, Mao Zedong a commencé ses études primaires dans une école privée de style ancien et a appris à écrire au pinceau. Dès lors, il n’a cessé de pratiquer pour devenir un grand maître calligraphe. C’était à l’époque de l’essor du beixue. Mao Zedong a commencé à imiter les estampes des inscriptions gravées sur stèles. Il a également copié les œuvres des calligraphes réalisées sur soie ou papier. Ces exercices ont jeté une base solide pour ses créations futures. D’après ses proches, Mao Zedong n’a jamais cessé de faire des exercices calligraphiques, que ce soit en temps de guerre ou de paix. Chaque fois qu’il arrivait à un endroit, il allait visiter d’abord des monuments historiques et lire les estampes d’anciens calligraphes pour trouver l’inspiration. Ses œuvres sont ainsi caractérisées par le style cursif. À l’âge adulte, il a trouvé son propre style : libre, rustique, surprenant. Ses caractères, empreints de passion, ne manquent pas de raison. Devant ses œuvres, on est séduit par les traits tantôt gros, tantôt raffinés, qui courent avec autant de vitesse que de lenteur. La grandeur et la force de ses œuvres sont à l’image de ses actes. Mao Zedong a parlé de l’esthétique de ses œuvres. D’après lui, la conception dialectique existe dans la calligraphie chinoise : il y a des traits longs et courts, gros et minces, droits et ronds, réels et furtifs. Selon lui, les caractères doivent refléter l’esprit ou l’énergie. C’est ainsi que pour la copie des estampes, il faut d’abord scrupuleusement imiter, puis saisir leur essence.

D’après Mao Zedong, la forme et l’esprit doivent être unis. Respectueux envers les anciens maîtres, il ne s’est pas contenté de les copier. Il a préconisé l’innovation, affirmant qu’il fallait adopter les points forts d’autrui pour créer son propre style afin d’atteindre un niveau idéal. Ce sont les expériences politiques de Mao Zedong qui expliquent également son succès en calligraphie.

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Extrait d’un poème de Mao Zedong

Extrait d’un poème de Mao Zedong

Chiang Kai-shek (1887-1975), leader du Guomindang, a aussi été un grand calligraphe. Combinant les styles beixue et tiexue, son écriture est célèbre pour sa clarté et sa structure ordonnée. Elle ressemble en quelque sorte à celle de Zhao Ji : toutes les deux se caractérisent par leur netteté et leur conformité aux normes. Mais, alors que l’écriture de Zhao Ji est d’un style noble et dégagé, celle de Chiang Kai-shek est d’un style vigoureux et calme. L’écriture de ce dernier correspond à un tempérament calme, sérieux et prudent. Il savait cacher ses sentiments pour être conforme aux règles. Pourtant, respectueux des règles, ce genre de calligraphe était cependant enclin à s’enfermer dans la routine.

Mao Zedong a vaincu Chiang Kai-shek en matière militaire et l’a emporté sur ce dernier dans le domaine de la calligraphie. Ses œuvres, pleines d’ardeur, de passion et de douceur, manifestent le plus de changements possibles tout en respectant les normes. Pour lui, les règles de la calligraphie n’ont pas été des contraintes. Au contraire, il en a profité. Inspirées par ses états d’âme, ses œuvres possèdent fluidité et naturel parfaits. Ses productions ont atteint l’idéal de l’art calligraphique.

Parmi les dirigeants politiques modernes, nombreux sont ceux qui se sont spécialisés dans la calligraphie. Les fondateurs de la Chine nouvelle, comme Zhou Enlai, Zhu De et Chen Yi, ont aussi été d’extraordinaires calligraphes. Par rapport aux affaires militaires, politiques et économiques de l’État, la calligraphie n’est qu’un art qui forme le goût et l’esprit. Toutefois, elle reflète les qualités morales et la capacité des dirigeants.


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mercredi 25 mars 2009

Montre-moi ton portable, je te dirai qui tu es!

LE téléphone portable, signe extérieur de richesse? Pas seulement. En Chine, il est aussi la marque de la distinction, voire de l’originalité. Pour la plupart des 640 millions d’utilisateurs, ce petit compagnon portatif est plus qu’un objet pratique. Il est devenu le marqueur identitaire du consommateur, son reflet social et émotionnel. La personnalisation ou le tuning des mobiles est un phénomène de masse qui touche aussi bien les couches sociales aisées que les milieux modestes, notamment les nongmingong (paysans-ouvriers).

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Alors que certains fabricants débordent d’inventivité pour greffer toujours plus d’options aux téléphones portables, d’autres abondent en trouvailles en matière d’accessoires. Dans l’empire du Milieu, les petites boutiques spécialisées dans ce genre de kits hi-tech sont pléthore. Le premier accessoire incontournable pour le client branché est l’étui du portable. Qu’il soit en cuir, en tissu ou en plastique, il doit allier l’esthétique à l’utile. D’autres lui préfèrent les autocollants, représentant des vedettes glamours ou des personnages de bandes dessinées. Pour ceux qui sont déjà casés, la photo du (de la) petit(e) ami(e) est un parfait signe d’attention. Les paillettes sont plus susceptibles de ravir les jeunes filles en quête d’effet clinquant. Enfin, les narcissiques ne manqueront pas de coller leur propre image.

portable_5La troisième décoration à la mode est le pendentif qu’on attache au mobile. Son choix est affaire de génération. Les personnes âgées apprécient les nœuds chinois ou les petites plaques où figurent des caractères chinois calligraphiés, tels que fu (bonheur), shou (longévité) ou ping’an (paix), en guise de porte-bonheur. Les jeunes aiment davantage les petites poupées, comme le Gloomy Bear, Transformer ou Doraemen. D’autres pendentifs ont une portée plus pratique : ils s’allument pour avertir de l’arrivée ou de l’envoi d’un message.

Objet de plus en plus courant, le téléphone portable devient pourtant de moins en moins banal aux yeux des Chinois qui n’hésitent pas à lui en faire voir de toutes les couleurs.

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mardi 24 mars 2009

Dis-moi ce que tu lis…

Quels livres lisent les Chinois? Quels sont les sujets qui les intéressent le plus? L’article lève le voile sur l’univers chinois du livre de la dernière décennie, miroir de l’évolution de la société chinoise des dernières années.

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En 2009, une foire du livre attire bon nombre de clients.

RÉCEMMENT, la publication de la liste des best-sellers de la dernière décennie a suscité des discussions animées sur ce que ces livres reflétaient. Les livres écrits par des célébrités et le foisonnement de livres sur la protection de la santé ont été des témoins de l’évolution qui s’est produite dans la vie des Chinois.

Fin de l’époque des célébrités

En 1997, ce sont les célébrités qui ont occupé la liste des best-sellers. Ainsi, la célèbre animatrice Ni Ping, de l’émission de variétés Zongyi daguan (Variété artistique), diffusée à la Télévision centrale de Chine (CCTV), a publié le roman autobiographique Rizi (Les Jours), dont le tirage a dépassé un million d’exemplaires. À cette époque, l’émission avait un audimat de 18 % et comptait 200 millions de téléspectateurs. Dans ce livre, les lecteurs ont pu en quelque sorte prendre conscience de la vie des gens ordinaires, parce que l’auteur y souligne sa préférence pour la vie du peuple et présente sa philosophie et sa manière de vivre. Elle donne également son point de vue sur le mariage et la famille. Les lecteurs se sont donc reconnus dans ce livre, car ils ont constaté que l’auteure est semblable aux gens du peuple, avec leurs soucis et leurs ennuis quotidiens. Les télé-spectateurs l’ont donc appréciée encore plus. Quant à Ni Ping, la publication de ce livre l’a fortement encouragée à poursuivre son travail.

La même année, par une singulière coïncidence, Yang Lan, également animatrice de cette même émission et récipiendaire du Micro d’or (la plus haute récompense décernée à un animateur), a écrit Pinghai linfeng (Au bord de la mer et au gré du vent). Ce livre a aussi été très demandé. Après avoir travaillé quatre ans à la CCTV, Yang Lan est allée étudier à l’université Columbia (États-Unis) et y a obtenu un diplôme en médias internationaux. À son retour, elle a fondé une compagnie et produit sa propre émission. Son livre raconte les différentes phases de son évolution et les connaissances qu’elle a acquises, tout en évoquant les jours inoubliables passés à la CCTV, son séjour aux États-Unis et sa vie sentimentale. L’année de sa publication (1997), ce livre a enregistré un record de ventes de 500 000 exemplaires. La même année, l’artiste de xiangsheng (dialogues comiques) Jiang Kun, a publié Xiao mian rensheng (Affronter la vie en riant), également un livre à succès.

En 1998, la liste des best-sellers a été occupée par des œuvres d’intellectuels célèbres, comme Shanju biji de Yu Qiuyu (Notes prises dans la montagne) et Juedui yinsi d’An Dun (Absolute Privacy). Ces auteurs de best-sellers sont devenus très connus.

Avec l’apparition des best-sellers sur Internet, la popularité des célébrités n’a cependant pas duré. Bien que Yang Lan possède sa propre compagnie et soit encore très connue, il lui est maintenant impossible d’occuper le haut du pavé dans le marché du livre. Aujourd’hui, les gens n’ont besoin que d’un simple clic sur Internet pour recueillir des informations sur les célébrités.

Espérer que son enfant soit un « dragon »

À part les manuels scolaires ou les livres concernant les études, les livres les plus demandés sont ceux qui enseignent aux parents comment bien éduquer leur enfant.

En 1998, The Learning Revolution a figuré sur la liste chinoise des best-sellers. Écrit conjointement par la Dr Jeannette Vos (États-Unis) et Gordon Dryden (Nouvelle-Zélande), ce livre a connu neuf réimpressions en chinois en un an et a été vendu à près de 10 millions d’exemplaires, soit le plus haut tirage de cette année-là pour un livre en Chine. Ce livre présente des méthodes et des concepts d’étude qui ont été bien reçus par les enseignants des écoles primaires, secondaires et supérieures, ainsi que par les parents.

Yang_Lan

Ni_Ping

Ni Ping et son mari autographient leur livre lors de sa parution.

Pinghai_Linfeng
Yang Lan est une auteure appréciée. Pinghai Linfeng (Au bord de la mer et au gré du vent), de Yang Lan

En 1999, la Chine a commencé à élargir le recrutement des étudiants. Cette année-là, le nombre de jeunes admis aux études supérieures a été de plus de 1,59 million, soit 513 200 de plus qu’en 1998. Cet essor a donné l’occasion de réaliser ce dont tous rêvent : étudier dans une école supérieure. Depuis lors, ce recrutement élargi est une mesure importante de l’enseignement supérieur chinois.

Parallèlement, la passion d’aller étudier à l’étranger a continué de s’intensifier. Comment réussir les examens d’entrée aux écoles célèbres est devenu le sujet de l’heure parmi les élèves et les parents. Harvard nühai Liu Yiting (Liu Yiting, la fille de Harvard), a été un livre très demandé en 2000. Dans cet ouvrage, la jeune fille n’est pas démoralisée par le divorce de ses parents, reçoit une bonne éducation et va étudier à l’étranger. Cette histoire a suscité l’intérêt de nombreux parents. Le livre a été réimprimé plus de 70 fois et son tirage a atteint près de 2 millions d’exemplaires.

Avoir accès à la richesse

Aujourd’hui, les librairies sont remplies de livres sur la finance. Celui qui a asséné le premier choc à la conception financière des Chinois a été Rich Dad, Poor Dad (Père riche, père pauvre) de Robert Kiyosaki et Sharon Lechter.

La série de livres Rich Dad a fait fureur en 1999 aux États-Unis, et même dans le monde, et après être entrée en Chine en septembre 2000, elle a pendant 18 mois occupé le top du palmarès des livres bien vendus; de plus, pendant 30 mois, elle s’est classée dans la liste des dix best-sellers. Cinq millions d’exemplaires ont été vendus. D’après les statistiques, le nombre de lecteurs de cette série a dépassé 30 millions. Les Chinois ont ainsi découvert la notion de « faire fructifier l’argent », ce qui a vivement ébranlé la culture chinoise qui, par tradition, répugne à discuter d’argent.

Des best-sellers étrangers sur la mise en valeur de l’intelligence ont également permis aux maisons d’édition de faire de bonnes affaires. En 2002, même si les Chinois ne sont pas des adeptes du « fromage », beaucoup de Chinois parlaient de Who Moved My Cheese? (Qui a déplacé mon fromage?), un livre sur l’adaptation aux changements. L’année de sa publication en Chine, ce livre s’est vendu à un million d’exemplaires. Bien que ce livre ne propose pas de recettes pour devenir riche, il suggère une voie vers le succès et sert d’inspiration à ceux qui doivent livrer au quotidien une concurrence acharnée à leurs semblables.

Consacrer ses énergies à réussir en affaires et examiner les points chauds de l’économie et les autres problèmes ont été les thèmes de prédilection des maisons d’édition. De 2002 à 2008, l’économie chinoise a enregistré une croissance annuelle de plus de 10 %, et la prospérité des marchés boursier et immobilier a favorisé le développement du marché des livres sur la finance et l’économie. Bien que l’économie chinoise traverse une crise depuis l’année dernière, les livres sur la finance et l’économie sont toujours très populaires.

La culture traditionnelle en mode rapide

À la suite de l’intérêt que porte l’Occident pour la culture traditionnelle chinoise et pour Confucius qui en est la figure emblématique, les Chinois s’intéressent de nouveau à la sagesse de leurs ancêtres. Non seulement des cours sur les rites ont commencé à être donnés dans certaines écoles supérieures depuis quelques années, mais le secteur de l’éducation commence même à encourager les gens à lire les classiques.

Ces deux dernières années, d’après la popularité qu’ont connue deux intellectuels – Yi Zhongtian et Yu Dan – à présenter les classiques chinois, on peut facilement déduire que les Chinois aiment leurs classiques. Cependant, plutôt que leur lecture attentive, les gens préfèrent la présentation moderne qu’en font ces deux intellectuels.

The_Learning_Revolution Juedui_yinsi Who_Moved_My_Cheese
The Learning Revolution a ouvert le marché chinois du livre sur l’éducation. Juedui yinsi (Absolute Privacy) occupait le premier rang des best-sellers en Chine, en 1998. Who Moved My Cheese? a touché la corde sensible des mordus de la lecture.

Professeur à la faculté des lettres de l’université de Xiamen, Yi Zhongtian est populaire auprès du public en raison de son langage simple et de ses arguments tranchants. On lui connaît ces qualités alors qu’il présente les personnages des Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.) et les histoires de la période des Trois Royaumes (220-280) dans son émission Baijiajiangtan (Tribune de cent écoles de pensée), diffusée par la CCTV. Ses propos cherchent à satisfaire le désir des téléspectateurs de comprendre facilement les classiques.

Professeure de l’École normale supérieure de Beijing, Yu Dan est également devenue célèbre grâce à cette émission. En octobre 2006, dans ses conférences intitulées « Idées de Yu Dan sur les Entretiens de Confucius », elle a parlé de ce qu’elle en avait retiré. En novembre de la même année, la Maison d’édition Zhonghua a publié ses conférences. Le record de vente qu’avait établi Yi Zhongtian avec Pin San Guo I-II (Se délecter de la période des Trois Royaumes) a alors été battu : le livre de Mme Yu Dan a été réimprimé à plus de 20 reprises et plus de 4 millions d’exemplaires ont été vendus.

Il n’y a pas que les intellectuels et les professeurs qui ont été rendus célèbres par l’histoire et les classiques de l’Antiquité. Amateur d’histoire, un fonctionnaire de 26 ans de Guangzhou qui utilise le pseudonyme Dangnian Mingyue (Clair de lune de l’année) sur Internet, a également connu le succès avec son premier livre Mingchao naxieshir (Voilà les affaires de la dynastie des Ming). Employant le langage propre à Internet et ayant un point de vue différent du courant dominant, ce livre décrit ce qui se passait durant la dynastie des Ming. Son blog a enregistré plus d’un million de visites. Le titre est déjà rendu à son sixième tome et a été vendu à plus de 3 millions d’exemplaires.

Santé et médecine traditionnelle, toujours en vogue

Professeure adjointe de l’Université médicale et pharmaceutique chinoise de Beijing, Qu Limin a publié quelques livres sur la santé, dont un best-seller Cong tou dao jiao shuo jiankang (Parler de la santé de la tête aux pieds), publié en juillet 2008. Quelques jours seulement après sa parution, ce livre occupait déjà la première place parmi les livres vendus dans les points de vente traditionnels et dans les librairies en ligne.

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Pendant la Fête nationale de 2008, les best-sellers sont des livres sur la santé et la cuisine.

Bien manger, bien dormir, faire davantage d’exercices physiques et ne jamais se mettre en colère sont les moyens simples que Mme Qu propose à ses lecteurs pour protéger leur santé. Prenant comme point de départ les problèmes de santé rencontrés dans la vie quotidienne, cette femme analyse le corps et les causes des maladies, et elle présente des moyens de protéger sa santé. Souvent difficile à comprendre, la médecine traditionnelle chinoise est ainsi devenue plus accessible. C’est de cette façon que ce livre a gagné la faveur de plus de 700 000 lecteurs.

Mme Qu n’est pas la seule à connaître la célébrité par cet essor des livres sur la santé. L’auteur taïwanais Wu Qingzhong a également enregistré de bonnes ventes avec Renti shiyong shouce (Manuel sur le corps humain). Sans être médecin, mais en tirant plutôt parti des expériences qu’il avait acquises en matière de protection de la santé, cet auteur a su présenter de manière accessible des moyens de prévenir et de traiter des maladies courantes ainsi que le système de la médecine traditionnelle chinoise. ?

Nombre de lecteurs en Chine

En publiant chaque année plus de 300 000 types de livres, la Chine est le pays ayant la plus grosse production de livres dans le monde. Cependant, ses 298 millions d’internautes perdent de plus en plus l’habitude de la lecture traditionnelle. D’après l’enquête effectuée en juillet 2008 par l’Institut de recherche de la publication de Chine, le taux des lecteurs en Chine (proportion établie entre les lecteurs fréquents et la population totale du pays) était de 48,8 % en 2007, alors qu’il était de 60,4 % en 1999, 51,7 % en 2003 et 48,7 % en 2005. Parallèlement, alors que le taux des lecteurs chinois sur Internet était de 3,7 % en 1999, il est passé à 18,3 % en 2003, 27.8 % en 2005 et 44.9 % en 2007.

Cette même année, chaque Chinois a acheté en moyenne moins de cinq livres, dont quatre étaient des manuels scolaires. Parmi les personnes sondées, 43,7 % ont déclaré : « Pas le temps de lire. » Parmi les personnes n’ayant pas d’habitudes de lecture, les 18-19 ans comptaient pour 45,9 %.

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lundi 23 mars 2009

Xiong you cheng zhu

Faire pousser du bambou dans sa poitrine

Xiong_you_cheng_zhuEn Chine, comme partout dans le monde, on estime qu’il est sage d’établir un plan détaillé avant d’entreprendre quelque chose de nouveau. Cependant, les Chinois décrivent une telle pratique d’une manière unique et qui peut paraître un peu bizarre pour certains. Ainsi, à propos des gens qui agissent en fonction d’un plan bien préparé, ils disent : « Ils ont fait pousser du bambou dans leur poitrine. »

C’est durant la dynastie des Song du Nord (960-1127) que l’expression Xiong you cheng zhu a été employée pour la première fois. C’était pour faire l’éloge du talent exceptionnel de Wen Tong pour la peinture de bambous. En plus d’écrire des poèmes et de pratiquer la calligraphie, cet artiste aimait par-dessus tout peindre des bambous. Il en avait planté partout autour de sa maison, et chaque fois qu’il en avait l’occasion, il allait se promener dans son jardin de bambous.

Au fil des ans, Wen Tong avait donc gravé dans sa mémoire les moindres détails des formes et de la couleur de cette plante. Ainsi, lorsqu’il peignait des bambous, il le faisait à partir des images qu’il avait mémorisées, plutôt qu’en les observant directement. Ses peintures de bambous étaient si impressionnantes que, partout au pays, elles étaient recherchées par les autres artistes, les lettrés, les fonctionnaires et les riches marchands. Par ailleurs, des dizaines de jeunes artistes venaient rendre visite à Wen Tong dans l’espoir de recevoir des enseignements de ce maître. En le regardant peindre, ils admiraient ses connaissances et son habileté, mais ils n’arrivaient vraiment pas à comprendre pourquoi il avait atteint cette perfection. Pour tenter d’en savoir plus, ils allèrent questionner le poète Chao Buzhi, le meilleur ami de Wen Tong. Le poète leur répondit : « Si vous souhaitez peindre des bambous aussi bien que le fait Wen Tong, avant de déplier le papier et de prendre le pinceau, vous devrez avoir fait pousser du bambou dans votre poitrine. »

Depuis lors, Xiong you cheng zhu est largement employé pour décrire des gens qui sont très bien préparés pour entreprendre quelque chose de nouveau. La prochaine fois que vous désirerez mettre un plan à exécution, n’oubliez donc pas de faire d’abord pousser du bambou dans votre poitrine.

Posté par DOMI5282 à 21:53:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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