Le blog de Xiu

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mercredi 31 décembre 2008

Shenzhen: un modèle de réforme et d’ouverture

 

Deng_Xiaoping

Shenzhen
à Shenzhen, une dame, portant son enfant, est fière d’assister au passage de la flamme olympique. Elle se tient devant un portrait de Deng Xiaoping,(qui fit une partie de ses études dans le Loiret) Le développement de Shenzhen a permis de fonder un modèle de réforme et d’ouverture en Chine.

LA IIIe session plénière du Comité central issu du XIe Congrès du Parti communiste chinois, en décembre 1978, est considérée comme le point de départ de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine. En l’absence de modèle et encore aux prises avec les vieilles idées, le gouvernement chinois a alors décidé de construire une voie socialiste spécifiquement chinoise, en désignant quatre zones économiques spéciales dans les provinces du Guangdong et du Fujian comme terrains d’expérimentation.

Oser penser et oser mettre en pratique

Aussitôt après la fin de cette session importante de 1978, le premier secrétaire général du Parti de la province du Guangdong, Xi Zhongxun, et ses camarades étaient prêts. Ils se sentaient déjà à l’aube d’une grande période historique de libération des idées et d’un grand développement économique.

Ayant une connaissance profonde des ressources humaines, culturelles et de la position géographiquement avantageuse de la province, M. Xi a demandé au Comité central du Parti d’accorder à la province du Guangdong le droit, avant les autres provinces, d’approfondir la réforme.

Le 8 avril 1979, lors de la réunion de travail du Comité central du Parti, M. Xi, au nom du comité provincial, a demandé avec insistance d’accorder à la province du Guangdong des politiques spéciales comme, par exemple, la création de zones spéciales dans des régions côtières et près de Hong Kong et Macao, qui seraient exclusivement destinées à la coopération et aux échanges avec l’extérieur et à l’absorption des capitaux internationaux. Lors de son compte-rendu devant Deng Xiaoping, ce dernier a lancé cette phrase célèbre qui figure déjà dans les annales : « La réforme et l’ouverture de la Chine commenceront par les régions côtières du Sud-Est du pays. La réforme et l’ouverture des régions côtières du Sud-Est du pays commenceront par les provinces du Guangdong et du Fujian. La réforme et l’ouverture du Guangdong doivent disposer d’un débouché et d’un terrain d’expérimentation sans restriction. »

Marchant droit au but, les pionniers de la réforme et de l’ouverture se sont lancés dans cette nouvelle voie pour la première fois dans l’histoire chinoise. Aujourd’hui, peu de gens se souviennent encore du nom de « Bao’an ». En effet, en janvier 1979, le district de Bao’an a été rebaptisé « Shenzhen », marquant ainsi le début de l’histoire de la réforme et de l’ouverture et du développement économique de la Chine.

Le 2 juillet 1979, Yuan Geng, directeur adjoint du Bureau du commerce du ministère des Transports, inventeur du « modèle de Shekou » et surnommé le « réformateur vaillant », a supervisé l’aménagement de la zone industrielle de Shekou dans l’arrondissement de Nanshan, à Shenzhen. Il a fallu pour cela faire exploser une colline pour gagner du terrain sur la mer. Cette explosion symbolise le lancement de la réforme et de l’ouverture chinoises.

La création de la zone économique spéciale de Shenzhen est un exploit dans l’histoire. Au rythme des cris scandant « Le temps, c’est de l’argent, l’efficacité, c’est la vie », les travaux de grande envergure pour les infrastructures urbaines ont commencé. La construction de la tour du Commerce s’est réalisée à une cadence d’« un étage en trois jours ». Ce rythme, baptisé la « vitesse de Shenzhen », témoigne de l’enthousiasme et de l’esprit nouveau qui ont animé les bâtisseurs de la ville.

BYD
Le stand d’exposition de l’entreprise automobile BYD à la IXe Foire des nouvelles et hautes technologies de Chine.

La ville de Shenzhen a élaboré une stratégie de développement économique tournée vers l’extérieur. Selon ce plan, la première zone franche et le premier parc industriel et scientifique de Chine y ont vu le jour en tant que « terrain d’expérimentation » de la réforme et de l’ouverture. Libérée des contraintes des vieilles idées et conceptions, la ville a lancé des initiatives dans plusieurs domaines : la vente publique des terres; le premier centre de gestion des devises de Chine; le système de recrutement des travailleurs visant à « briser le bol de riz en fer » et à réaliser la politique de « travailler plus pour gagner plus »; les réformes du système des salaires, du système de la propriété en procédant à la transformation des entreprises étatiques en sociétés d’actionnaires, du système de gestion financière et du système des prix et des logements; l’introduction de banques à capitaux étrangers; la création de la Bourse, etc. Ces mesures ont réussi à libérer l’économie des contraintes qui avaient pesé sur elle pendant une trentaine d’années. Elles ont permis de dégager de grandes capacités d’énergie. Les réalisations sociales et économiques de la ville se sont développées rapidement.

Au cours de la décennie 1979-1989, le volume global de la production de Shenzhen a augmenté en moyenne de 35 % par an, un rythme de croissance sans précédent en Chine, voire dans le monde. En 1984, lors de sa première inspection dans la ville de Shenzhen, Deng Xiaoping a affirmé : « Les expériences et le développement de Shenzhen prouvent que notre politique de construction de la zone économique spéciale est correcte. » Peu après, sur la base des expériences de Shenzhen, le gouvernement chinois a décidé d’élargir les zones économiques spéciales de 4 à 14 villes côtières.

En tant que « terrain d’expérimentation » et « vitrine » de la réforme et de l’ouverture de la Chine, la ville de Shenzhen a bénéficié d’un soutien fort dans l’application de ces mesures. En 1988, le Conseil des affaires d’État a accordé à la ville des droits et pouvoirs de gestion économique qui relèvent habituellement de l’échelon provincial. Le développement économique de la ville s’en est trouvé renforcé.

Ceci étant, le développement économique et social de Shenzhen manquait encore de lois et de règlements, en raison du retard de la législation par rapport à la réalité de l’économie. Cette situation a inquiété le gouvernement, les habitants, les investisseurs étrangers et les nouvelles entités économiques. Après une année d’efforts inlassables, en juillet 1992, le comité permanent de l’Assemblée populaire de la ville et le gouvernement municipal ont finalement réussi à obtenir l’aval du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale pour élaborer des lois et règlements propres à la zone économique spéciale.

Huawei
L’entreprise Huawei, située dans l’arrondissement Bantian de Shenzhen, figure aujourd’hui parmi les groupes les plus importants dans le secteur des télécommunications.

En s’inspirant des lois et règlements en vigueur à l’étranger, le gouvernement municipal a élaboré son propre système législatif et réglementaire pour encadrer le développement, la concurrence équitable du marché, l’administration des organismes intermédiaires sur le marché, le renforcement de la protection sociale, etc. À la fin du mois de juin 2002, le comité permanent de l’Assemblée populaire de la ville de Shenzhen avait élaboré au total 191 lois et règlements, dont 185 concernent la zone économique spéciale. Un tiers de ces lois et règlements a permis de compléter le dispositif législatif de l’État ; un tiers, conformément à la situation de cette zone, a apporté des innovations dans le domaine de l’élaboration des lois, et un autre tiers a renforcé notamment le système administratif, la protection de l’environnement, la gestion urbaine et le développement des activités culturelles.

Comme toutes les réformes, celle de la zone économique spéciale de Shenzhen n’a pas été sans obstacles.

Vers la fin des années 1980 et le début des années 1990, la situation politique et économique en Chine et à l’étranger a connu de grands changements. Les discussions sur la réforme ont été vives en Chine. Certains la qualifiaient de « socialiste », d’autres de « capitaliste ». À ce moment crucial, Deng Xiaoping, « architecte en chef » de la réforme et de l’ouverture, a confirmé une nouvelle fois le succès de la construction de la zone économique spéciale. En 1992, lors de sa deuxième inspection à Shenzhen, il a affirmé que cette zone relevait du « socialisme » et pas du « capitalisme ». Il a par ailleurs souligné que : « L’expérience importante de Shenzhen est d’oser mettre en pratique. »

Les inspections et le soutien de Deng Xiaoping à Shenzhen en 1984 et 1992 ont fortement encouragé les habitants de la ville, voire le peuple chinois, à poursuivre la réforme et l’ouverture et à accélérer le processus historique. Les expériences et le succès de la construction de la zone économique spéciale de Shenzhen ont été médiatisés, attirant les visiteurs chinois et étrangers. Des millions de personnes ont afflué vers la zone pour y entamer une nouvelle carrière.

En 1994, lors de son inspection à Shenzhen, le président Jiang Zemin a demandé à cette ville de « créer de nouveaux points forts et de monter d’un nouvel étage ». En 1995, la ville de Shenzhen a commencé la « deuxième exploration ». À ce moment-là, avec l’avancée du processus de la réforme et de l’ouverture dans toute la Chine, les politiques préférentielles dont bénéficiait la zone spéciale de Shenzhen à ses débuts ont été généralisées sur tout le territoire chinois. Le gouvernement municipal a alors décidé d’« entreprendre les transformations fondamentales sur trois aspects »: transformation d’une économie planifiée traditionnelle en une économie de marché socialiste; transformation d’une économie extensive en une économie intensive; transformation de la dépendance aux politiques spéciales en un nouveau potentiel de développement basé sur l’élévation générale du niveau d’instruction de tous les habitants. En 2000, Shenzhen a accéléré le rythme de la réforme et a obtenu des résultats satisfaisants dans les domaines suivants, notamment : la réforme de la propriété des entreprises; la réforme du système de gestion des entreprises étatiques et des biens de l’État; la réforme des prix et du marché; la réforme du secteur administratif et la réforme de la sécurité sociale.

À son tour, en 2003, Hu Jintao, dirigeant chinois issu d’une nouvelle génération, a aussi effectué une inspection à Shenzhen. Il a demandé à cette ville d’accélérer davantage son développement à la tête des autres provinces et de réaliser un développement équilibré. Durant cette période, Shenzhen, ayant une vingtaine d’années de développement derrière elle, a dû faire face à une série de problèmes : la diminution des terres disponibles; un besoin croissant en ressources énergétiques; la croissance démographique; une situation peu favorable au respect de l’environnement. Tout cela a conduit Shenzhen à adapter la vitesse de son développement en misant sur l’efficacité. Tout en développant ses trois secteurs phares (technologies de pointe, distribution des marchandises et finances), elle s’efforce de devenir une ville culturelle de haut niveau.

Ces dernières années, la municipalité de Shenzhen a organisé de nombreuses activités culturelles, telles que la « Foire de la culture », le « Mois de la lecture » et la « Grande tribune des citadins ». Grâce à ces activités, cette ville économique, autrefois considérée comme un « désert culturel », a redoré son image. La mentalité des habitants a beaucoup changé par rapport aux premières années de la réforme.

Créer, innover et réussir

En trente ans, le petit village de pêcheurs de Shenzhen s’est métamorphosé en une métropole internationale. Comment s’est réalisée cette transformation ?

Une série de mesures initiées par la réforme et l’ouverture ont permis la production de grandes richesses matérielles. De 1979, date de création de la zone économique spéciale de Shenzhen, jusqu’à 2007, Shenzhen a maintenu une croissance annuelle de 28 %; son PIB a atteint 676,541 milliards de yuans en 2007, soit environ 3 450 fois plus qu’en 1979. Quant au PIB par habitant, il a atteint 79 221 yuans en 2007, alors qu’il était seulement de 606 yuans en 1979.

En bénéficiant non seulement des avantages de la zone économique spéciale, mais aussi de la réforme et de l’ouverture de son marché économique, Shenzhen a aussi contribué à moderniser le pays et à édifier le socialisme à la chinoise. Ces trente dernières années, elle a fourni au total plus de 700 milliards de yuans d’impôts aux caisses centrales de l’État. Dans le même temps, Shenzhen a fourni des dons financiers et matériels d’environ 7,5 milliards de yuans à 66 districts et villes dans dix provinces. En 2007, Shenzhen a également renforcé la coopération avec les régions du Centre-Ouest, du Nord-Est et du Sud de la Chine pour y créer plusieurs zones industrielles, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et de la main-d’œuvre.

Auparavant, Shenzhen voyait certains de ses habitants fuir clandestinement le pays pour aller à Hong Kong. Ce déplacement a disparu depuis la réforme. Maintenant, beaucoup de gens viennent pour travailler et vivre à Shenzhen où ils sont fiers d’habiter.

De 1979 à 2007, 456,85 milliards de yuans ont été investis dans la construction de Shenzhen, notamment dans l’édification du centre-ville de 719,88 km2. Le grand développement du secteur de la distribution a permis d’en faire un centre de transport pour la région et un carrefour important de la distribution en Chine. Dans le même temps, les services se sont développés, en particulier la finance, le commerce, le tourisme et l’informatique. Shenzhen est ainsi devenue un centre important de rassemblement et de distribution de capitaux, de produits, de main-d’œuvre, de compétences et de techniques développées en Chine. Cette ville est en train d’entraîner dans son sillage toute la région.

À Shenzhen, modèle d’une économie tournée vers l’extérieur, 60 % de la valeur globale de l’industrie et 60 % du volume des exportations sont assurés par des investissements extérieurs. À la fin de 2007, 148 entreprises parmi les 500 plus puissantes dans le monde avaient investi à Shenzhen. Le volume de ses exportations a atteint 168,493 milliards $US, alors qu’il n’était que de 9,3 millions $US en 1979. Désormais, en Chine, Shenzhen est devenue la ville la plus ouverte : sur la mer, la terre et le ciel. Son port a accueilli 50 % des visiteurs et près de 80 % des voitures qui sont entrés en Chine. Le port de Shenzhen occupe la 4e place mondiale de ports de transport de conteneurs depuis sept années. Maintenant, Shenzhen a réduit son écart économique avec Hong Kong, ce qui est une bonne base pour une coopération entre ces deux villes et pour la création d’une future métropole Hong Kong-Shenzhen.

Aujourd’hui, après la richesse matérielle, les gens se tournent davantage vers la richesse immatérielle. Le maire de la ville espère que Shenzhen pourra aussi être à l’avant-garde dans le domaine culturel.

En résumé, l’expérience de Shenzhen a été d’« oser ». C’est ce qu’un habitant a confirmé : « Le dirigeant ose penser, le peuple ose agir. » Deng Xiaoping a permis la transformation de cet ancien petit village de pêcheurs. Grâce à son impulsion, Shenzhen a réalisé en trente ans le modèle économique à la chinoise, elle a assuré son élaboration et son développement, en lui apportant des améliorations, des innovations et du progrès. Cette ville est le symbole de la réforme et de l’ouverture de Chine.

Les expériences précieuses de Shenzhen ont profité non seulement à la Chine mais aussi au monde entier.

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Shenzhen: le modèled’une ville de l’innovation

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Le 12 octobre 2008, la Xe Foire des nouvelles et hautes technologies de Chine s’est tenue au Centre des expositions de Shenzhen.

Vitrine et terrain d’expérimentation de la réforme, Shenzhen a été désignée en juin 2008 comme la première ville d’essai pour l’édification d’un pays à la pointe de l’innovation.

Zone économique spéciale, Shenzhen a bien joué son rôle assigné par le gouvernement central. Ces précédentes années, ce dernier a beaucoup espéré de la transformation de Shenzhen en une ville de l’innovation. Le secrétaire général du Parti Hu Jintao a souligné qu’il fallait « mettre davantage en valeur la zone économique spéciale dans la réforme et l’innovation en se fondant sur ses propres forces ».

Ces recommandations ont fixé la direction du développement de Shenzhen. Depuis 2006, le travail s’est accéléré.

Soutenir la croissance

« Désigner Shenzhen comme ville d’essai résulte de l’avance de ses industries de hautes et nouvelles technologies et du progrès en matière d’innovation », explique le chef du Bureau des sciences et de l’information de Shenzhen, Liu Zhongpu.

Depuis une décennie, la ville de Shenzhen s’efforce d’agir pour soutenir l’innovation des entreprises : en 1993, la reconversion de Shenzhen dans les hautes technologies a été approuvée; en 1998, 22 clauses favorisant le développement des industries de hautes technologies ont été définies; en 2006, la mairie de Shenzhen a fixé une ligne directrice pour guider la construction d’une ville de l’innovation.

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Situé dans le parc des Litchis, la tour Diwang est le symbole de Shenzhen.

Depuis une vingtaine d’années, Shenzhen a connu un développement économique et social rapide. Elle figure en haut du tableau des moyennes et grandes villes chinoises en termes de PIB et de compétitivité. Mais Shenzhen se heurte également à des contraintes de développement comme le terrain, les ressources humaines, la population et l’environnement. Depuis le premier semestre 2008, sous les effets de la conjoncture économique mondiale, de la montée des prix du pétrole, des matières premières et du coût de la main-d’œuvre, le rythme de croissance a ralenti, descendant à 14 %, alors qu’il était de 20 % l’an dernier.

Pour maintenir un développement rapide et durable, la solution est d’étendre l’espace de développement et d’augmenter le dynamisme des industries de hautes et nouvelles technologies.

L’objectif sera réalisable

Il y a 15 ans s’est tenue une réunion à Shenzhen sur « le développement des industries de hautes technologies dans le delta de la rivière des Perles ». Elle avait été considérée comme le prélude à une marche vers l’innovation. Quinze ans plus tard, quatre documents ont été publiés, fixant le programme de travail pour la construction d’une ville de l’innovation.

« C’est un événement très attendu qui donnera une impulsion aux activités d’innovation et aux industries de hautes et nouvelles technologies de Shenzhen, ce qui permettra de soutenir le développement économique et social d’autres villes à l’avenir », a affirmé un responsable des entreprises de sciences et techniques.

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Une démonstration de robot à la Xe Foire des nouvelles et hautes technologies de Chine à Shenzhen

Au bout d’une dizaine d’années d’efforts, le projet d’une ville de l’innovation à Shenzhen peut s’appuyer sur les avantages suivants :

1. Un environnement propice pour l’innovation et une base industrielle solide. La production annuelle des industries de hautes et nouvelles technologies a occupé pendant trois ans consécutifs la tête du classement des moyennes et grandes villes et dépasse déjà 700 milliards de yuans. Shenzhen regroupe plus de 30 000 entreprises de sciences et techniques.

2. Ces dernières années, les multinationales se délocalisent à un rythme accéléré. Shenzhen possède une grande capacité à attirer de nombreuses entreprises internationales innovatrices. En même temps, un grand nombre d’entreprises chinoises majeures, comme Huawei, ZTE et BYD, sont déjà compétitives à l’échelle internationale en ayant conquis les marchés étrangers.

3. La mairie de Shenzhen a signé des accords de coopération en matière d’innovation avec les autorités compétentes, comme le ministère de l’Industrie et de l’Information et le gouvernement de la zone administrative spéciale de Hong Kong, pour obtenir leur soutien en matière de règlements et de politiques.

« Dans 5 ans à 10 ans, Shenzhen va devenir une ville de l’innovation dans laquelle le système d’innovation sera complet, les ressources humaines abonderont, les entreprises de l’innovation seront nombreuses, les investissement afflueront, l’environnement global sera favorable et les industries de hautes et nouvelles technologies seront développées. D’ici à 2010, la part des dépenses en R&D dans le PIB de la ville atteindra 4 %, et la production annuelle créée par ses propres brevets représentera 65 % de l’ensemble de la production des industries de hautes et nouvelles technologies; la valeur ajoutée des produits de hautes technologies représentera 35 % du PIB municipal. » Voilà l’ambition de la ville de Shenzhen qui a été fixée dans son projet d’édification d’une ville de l’innovation.

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Bouillie de riz grossièrement décortiqué

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Ingrédients :

Une cuisse de poulet

Une tasse de riz

grossièrement décortiqué

Huit tasses d’eau

Une carotte

Une branche de céleri

Assaisonnements :

Un peu de sel

Un peu de poivre

Préparation :

1. Bien laver la cuisse de poulet, la couper en cubes et les ébouillanter pendant 2 min avant de les retirer de l’eau; bien laver le riz et le tremper dans l’eau pendant 4 h; éplucher la carotte et la couper en filaments; enlever les feuilles de céleri et le hacher.

2. Faire cuire à demi le riz, ajouter le poulet, la carotte et faire cuire encore 40 min; ajouter les assaisonnements et le céleri haché; servir.

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Liaocheng : la cité fluviale écologique

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Vue aérienne de Liaocheng

LA plaine de Luxi (dans l’ouest du Shandong) est au carrefour de multiples cultures anciennes : culture agricole, culture du fleuve Jaune, culture commerciale issue du Grand Canal Beijing-Hangzhou, pour n’en citer que quelques unes. Il n’est pas étonnant que Liaocheng ait été définie comme « dynamique, ancienne et moderne ».

Une longue histoire

Située à la jonction des provinces du Hebei, du Shandong et du Henan, Liaocheng possède de nombreux atouts dont elle peut s’enorgueillir : une longue histoire, un héritage culturel riche et de nombreux sites touristiques. Le commerce y est moderne. Point de rencontre du Grand Canal et du fleuve Jaune, elle se trouve aussi au croisement des lignes ferroviaires Beijing-Kowloon et Jiao-Ji-Han et d’autoroutes.

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Liaocheng, la nuit

Elle a conservé 400 vestiges historiques et culturels de ces 2 500 dernières années, certains remontant même à la période néolithique. Parmi eux, l’on compte le tombeau de Cao Zhi de la période des Wei-Jin (220 - 420), la tour de Guangyue de la dynastie des Ming (1368 - 1644), l’ancienne passe fluviale qui servait de péage sous les Ming et les Qing (1644 - 1911) et la Maison d’une association de compatriotes du Shanxi et du Shaanxi. La cité est aussi le théâtre d’action de plusieurs romans chinois, dont Au bord de l’eau, Jin Ping Mei (La Fleur en fiole d’or) et Laocan Youji (Le Voyage de Laocan).

Liaocheng a vu naître de nombreuses personnes de talent, dont Yi Yin, homme politique de la dynastie des Shang (XVIe - XIe siècle av. J.-C.); Sun Bin, célèbre stratège militaire de la période des Royaumes combattants (475 - 221 av. J.-C.); Fu Yijian (1609-1655), premier ministre et premier fonctionnaire à remporter la plus haute distinction académique aux examens impériaux sous les Qing; et d’autres personnages du monde contemporain, comme Zhang Zizhong (1891-1940, officier patriotique de l’armée du Kuomintang qui consacra sa vie dans la guerre de Résistance contre le Japon), Fu Sinian (1896-1950), historien, etc.

Liaocheng est une ville fluviale dans tous les sens du terme, traversée par 23 petites et 3 grandes rivières. La municipalité est parcourue par le fleuve Jaune sur 50 km, et le Grand Canal de Chine traverse le centre-ville. Le lac de Dongchang est circonscrit dans les limites de la municipalité; il est le plus grand lac situé en zone urbaine dans la partie nord de la Chine. D’une superficie de 6,3 km2, il contourne la cité millénaire de la dynastie des Song (960-1279), ce qui lui confère un caractère unique en Chine.

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La tour de Guangyue

Une ville industrielle et touristique

Liaocheng est fière de son blé de haute qualité, de ses légumes et fruits biologiques, de ses champignons comestibles, de son élevage et de son industrie avicole. Mais elle ne se contente pas d’une agriculture traditionnelle. Elle a rapidement développé une économie moderne, illustrée par la vitalité de l’industrie manufacturière, des industries de métaux non ferreux, de papier, de chimie, de médicaments et de traitement agroalimentaire. La ville abrite de nombreuses marques nationales. Plusieurs entreprises géantes y ont installé leur siège national, dont la première d’entre elles, le groupe Dongjiao, le plus grand producteur de E Jiao (gelatinum asini, remède de la médecine traditionnelle) du pays. En tant que zone importante de commerce et d’échanges, Liaocheng compte plus de 40 grands centres de distribution pour différents produits. Elle sert aussi de lieu de stockage gouvernemental pour des marchandises clés comme le grain, le coton, la houille et le pétrole brut. Enfin, elle représente une plaque tournante pour la distribution des conteneurs au niveau national.

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La source chaude de Tianmu

Le portail marquant l’entrée du faîte de la colline Jingyang

Liaocheng est une ville riche en ressources touristiques. À voir notamment le lac Dongchang, le Grand Canal et son musée, des théâtres modernes et les places bordées d’eau, le faîte de la colline Jingyang, la tour du Lion et le tombeau de Cao Zhi. Il y en a pour tous les goûts, tant dans le domaine architectural que littéraire, historique ou écologique. Octobre est le mois le plus festif de l’année, où se déroulent de multiples activités qui transforment la ville en carnaval pour les touristes.

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Le centre thermal de villégiature La Maison de l'association des compatriotes du Shanxi et du Shaanxi

Itinéraires touristiques

La croisière fluviale : la plupart des sites touristiques sont accessibles par voie fluviale. De merveilleuses visites y sont proposées. En naviguant sur les lacs ou sur les cours d’eau, les touristes seront impressionnés par l’histoire et la modernité de cette ville sur les eaux.

De nombreux musées et sites historiques se trouvent le long des rives du lac ou du fleuve : le musée consacré à Fu Sinian, le musée des Édits impériaux de la dynastie des Ming et des Qing, la maison de l’association de compatriotes du Shanxi et du Shaanxi, l’ancienne bibliothèque de la tour de Haiyuan et la tour de Guangyue, la plus ancienne tour en bois de Chine. Ces sites sont équipés d’installations modernes comprenant des effets acoustiques et d’éclairage sophistiqués.

La nuit, Liaocheng possède un charme spécial. Les eaux scintillantes, le doux murmure des vagues et leur clapotis rendent la croisière nocturne inoubliable.

Visite littéraire

Une des quatre œuvres littéraires classiques les plus célèbres de Chine, Au bord de l’eau, décrit des scènes qui se passèrent à Liaocheng, faisant de la ville un lieu de pèlerinage pour les fans qui veulent marcher sur les traces de ces rebelles des Song et revivre leurs expériences.

Le tour du Grand Canal

Le Grand Canal de Chine (Beijing-Hangzhou) a été autrefois une route commerciale incontournable. Son commerce florissant a fait de Liaocheng l’un des neuf centres économiques les plus prospères le long de son parcours. Les ports de Linqing, de Dongchang et de Yanggu ont régulièrement figuré dans les livres d’histoire. En suivant le canal, on peut y découvrir une série de sites touristiques qui permettent de comprendre l’héritage culturel unique de la ville. Liaocheng est aussi un paradis gastronomique, avec de nombreux plats typiques et riches en saveurs.

Le tour écologique

Située sur une vaste plaine, Liaocheng comprend une vaste étendue de marécages, de forêts et de nombreuses sources chaudes. Celle de Tianmu est un lieu idéal pour les rencontres d’affaires, la relaxation, le divertissement. Cette station estivale, voisinant les sources chaudes, est équipée d’installations modernes pour répondre aux différents besoins. Les villages forestiers de vacances de Maxi et de Majiahe sont un choix judicieux pour ceux qui veulent s’aventurer en forêt. L’itinéraire écologique touristique se compose aussi d’autres attractions, comme la ferme des poires gigantesques et les centres de santé spécialisés. Les citadins peuvent savourer les produits biologiques et séjourner dans des résidences en bois.

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Le paysage unique de Zhangjiajie

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Pour décrire cette région, on accumule souvent des qualificatifs que certains pourraient croire exagérés. Ceux qui l’ont visitée sont cependant d’avis que la réalité justifie amplement ces éloges.

LE 15 juillet 2007, après avoir effectué un voyage à Zhangjiajie, le journaliste étatsunien Simon Winchester, a publié dans le New York Times un article intitulé : « China’s Ancient Skyline ». Il y racontait en détail ses impressions à la vue des innombrables pics rocheux. « C’est un spectacle qui surprendra au plus haut point les non avertis, probablement comme le moment où un cultivateur de soja du Midwest sort du tunnel Lincoln pour se retrouver dans le canyon du centre de Manhattan », écrivait-il, en ajoutant : « Zhangjiajie est aussi grandiose que la Grande Muraille. »

À Zhangjiajie, dans le nord-ouest de la province du Hunan, des milliers de pics se dressent de manière aussi élancée et gracieuse que des jolies filles. Cette comparaison n’étonnera pas du tout les personnes qui y sont déjà allées.

Une topographie particulière et incomparable

On dit que la topographie de Zhangjiajie appartient au relief karstique comme on en trouve en Slovénie. Selon les géologues, les 3 000 pics verdoyants de Zhangjiajie furent formés durant des centaines de millions d’années, au sein d’une strate rocheuse semblable, dans le climat tropical de l’Asie, ainsi qu’en raison de l’érosion causée par le mouvement des eaux et de l’écroulement qui en a résulté. Il y a 1,5 milliard d’années, des mouvements violents de l’écorce terrestre dans cette région ont créé des fosses marines et ont provoqué des éruptions volcaniques sous-marines. La grande quantité de quartz contenue dans ces éruptions a constitué le matériel de base ayant formé les forêts de pics en grès quartzite que l’on trouve à Zhangjiajie. Il y a 380 millions d’années, le Nord-Ouest du Hunan a été en grande partie submergé par l’eau de mer, ce qui a charrié vers Wulingyuan de Zhangjiajie, alors une mer peu profonde, une grande quantité de boue et de gravier. Puis, au fil du temps, le grès quartzite s’est transformé en forêts de pics; ce sont celles que l’on observe aujourd’hui. Avec ses 3 000 pics en forme de piliers, cette région a la topographie de forêts de pics de grès quartzite la plus typique du monde. Certains géologues ont proposé que ce type de topographie soit nommé « topographie Zhangjiajie ».

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Le lac Baofeng La grotte Huanglong

Si le relief karstique typique en Slovénie est connu dans le monde pour ses grottes, ses forêts de pics ne sont pas aussi magnifiques que celles de Zhangjiajie, surnommé le « paradis miniature ». Quant aux forêts de pierres du Yunnan, également gracieuses, à comparer à Zhangjiajie, elles manquent malheureusement de nuages et de rivières. Les milliers de pins placés par la nature sur les falaises permettent aux touristes de se mettre à l’abri. Le relief de Danxia (nommé d’après la montagne Danxia, province du Guangdong), une topographie de grès rouge formée sous l’effet de l’érosion du vent et de l’écroulement, est en général plat au sommet. Bien qu’il soit beau à voir, le Danxia s’érode facilement sous l’effet du vent et de l’eau et n’a pas la splendeur du relief de grès quartzite de Zhangjiajie.

Rochers, ruisseaux, forêts et grottes

Zhangjiajie, qui possède « pics, forêts, grottes, sources, lacs et cascades », n’a été découvert que dans les années 1980. Dès lors, il n’a cessé de susciter l’attention dans le monde entier. Durant les vingt dernières années, il a reçu quatre mentions : il est devenu le premier parc forestier national de Chine; il a été déclaré zone pittoresque de niveau 5A de la Chine ; il a été inscrit au patrimoine naturel mondial; et il a été classé sur la liste des géoparcs du monde.

Le grand écrivain Shen Congwen a décrit Zhangjiajie en ces termes : « Dans l’ouest du Hunan, tout le paysage a une beauté sereine, mais il semble aussi avoir un léger chagrin. Chacune de ses parties est assez belle pour être dessinée sur papier ou pour devenir une peinture remarquable. Un paysage poétique s’offre aux regards... »

À Zhangjiajie, l’eau coule silencieusement des interstices des montagnes pour former des lacs calmes et des ruisseaux qui murmurent. Les plus inoubliables sont le ruisseau Jinbian, le lac Baofeng et la rivière Maoyan. Le ruisseau Jinbian serpente entre des pics fantastiques et des vallées profondes; de chaque côté, des falaises semblent monter jusqu’au ciel et on a l’impression d’être dans un corridor profond et tranquille créé par l’histoire. Pour ce qui est du lac Baofeng, avec ses eaux limpides, il est comme une jadéite incrustée à son sommet. La rivière Maoyan, qui se trouve sur le cours supérieur de la rivière Lishui, se caractérise par ses eaux limpides et par les montagnes verdoyantes qui se trouvent sur ses rives, sans compter ses rochers en surplomb et ses pierres bizarres; elle jouit d’une réputation de « galerie de cent li » (1 li = 0,5 km). Une croisière sur la rivière Maoyan est une expérience extraordinaire qui offre une aventure excitante et poétique, aussi fantastique qu’un rêve.

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La cascade au lac Baofeng

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Le téléphérique du mont Tianmen

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Le mont Tianzi, en automne

Zhangjiajie est un musée naturel où les merveilles sont omniprésentes. La grotte Huanglong est qualifiée de « meilleure grotte de Chine » et de « première merveille du monde ». Ceux qui l’ont visitée ont pu être les témoins du spectacle prodigieux des salles et des cavernes qui se dissimulent les unes derrière les autres puis se rejoignent, de même que des grottes et des pics qui semblent s’empiler les uns sur les autres.

Le mont Tianmen représente une des merveilles de Zhangjiajie. Il appartient au relief karstique ayant été formé par les mouvements de l’Himalaya. Il est réputé pour un phénomène exceptionnel : le trou de la Porte céleste situé à la plus haute altitude dans le monde. Il a 131,5 m de haut, 57 m de large et 60 m d’épaisseur. Beaucoup d’histoires circulent sur la position de ce trou. Certaines personnes âgées de Zhangjiajie auraient été les témoins d’un changement prodigieux. On dit qu’il y a 70 ou 80 ans, au quai Nanmen de la rivière traversant la ville, on pouvait clairement voir ce trou. Aujourd’hui, cette scène ne peut être vue que du pont Dayong, à 2 km du quai.

Ce phénomène cache un mystère. L’endroit auquel le trou fait face a toujours été prospère et développé. Il y a 70 à 80 ans, le quai Nanmen était le plus animé de Zhangjiajie. Aujourd’hui, le pont Dayong est devenu la destination d’investissement préférée des gens d’affaires.

Pour favoriser le développement du mont Tianmen, M. Zhang Tongsheng, originaire de Tianjin, a investi 300 millions de yuans dans la construction d’une route de montagne. Dans le téléphérique, on découvre le panorama de cette route aux 99 méandres, tel un ruban de couleur ou un dragon qui ondule. On dit qu’il est possible que cette route soit la plus longue route de montagne au monde.

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Un art populaire: les figurines d’argile

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Scène de l’opéra de Pékin Le conte du serpent blanc, modelée par Zhang Mingshan

En tant que forme d’art, les figurines d’argile ont une longue histoire en Chine. Autrefois, elles étaient modelées en jouets et en décorations de maison ou servaient de symboles spirituels particuliers. On les trouvait à peu près exclusivement dans les maisons des gens ordinaires, car les nobles les considéraient comme trop rustiques. Il y a toutefois eu une exception : pendant la dynastie des Qing (1644-1911), un modeleur de figurines d’argile populairement connu sous le nom de « Zhang, les figurines d’argile » [Zhang Mingshan (1826-1906) de son vrai nom] a été présenté à l’impératrice douairière Cixi. Cette dernière est par la suite devenue une collectionneuse passionnée de ses œuvres.

Un personnage légendaire de cet art

Zhang Mingshan était originaire de Shaoxing, province du Zhejiang. Alors qu’il était encore enfant, il a quitté la maison pour aller gagner la vie de la famille avec son père; ensemble, ils ont abouti à Tianjin, alors un centre important de production de poterie. Le père apportait l’argile aux fours, et dans ses temps libres, il modelait des figurines et les vendait pour se faire un peu plus d’argent. La vie était difficile, et le jeune Zhang a dû abandonner l’école après quelques années pour devenir l’apprenti de son père.

Vers la fin de la dynastie des Qing, Tianjin était une ville commerçante animée qui tirait sa prospérité de son statut de port commercial et de carrefour des échanges entre la Chine et l’Occident. C’est dans cet environnement cosmopolite que Zhang a développé une fascination pour la culture occidentale. Cette culture le fascinera toute sa vie. Dans ses dernières années, il a utilisé cette fascination comme source d’inspiration artistique. À ce moment-là, les figurines d’argile étaient surtout des jouets bon marché, rustiques et au dessin exagéré, ou alors elles étaient perçues, tel qu’on les appelait alors, comme des « poupées à grosse tête ». Influencé par le réalisme occidental, Zhang Mingshan a commencé à modeler des figurines d’argile selon cette école artistique.

Remarquant que, pour préparer une bonne peinture, les artistes occidentaux esquissaient souvent des scènes de la vie réelle, le jeune Mingshan a commencé à observer les gens, entre autres en se tenant aux coins des rues et en étudiant les sculptures qui se trouvaient dans les temples et les édifices anciens. Son passe-temps préféré était d’aller à l’opéra de Pékin et d’y modeler dans de l’argile mouillée les différents personnages qui étaient sur scène; ses yeux étaient alors rivés sur les personnages qu’il était en train de modeler. Il rapportait à la maison les « esquisses » qu’il considérait comme valables et il les améliorait avant de les cuire pour en faire des œuvres finales.

Comme les maîtres du lavis des temps anciens, Zhang a essayé de s’assurer que chacun des personnages qu’il dépeignait était ressemblant, non seulement dans la forme, mais également dans l’expression et l’attitude. Ses contemporains qui l’admiraient ont décrit ses œuvres comme « ressemblant à la chose ou à la personne qu’il modelait ».

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La vendeuse de crêpes, Tianjin

En 1844, Yu Sansheng, une étoile de l’opéra de Pékin, était en tournée à Tianjin. À plusieurs occasions, Zhang Mingshan s’est empressé d’aller assister aux représentations de cet artiste et il en a modelé une figurine tout à fait exquise. En un rien de temps, la nouvelle s’est répandue que la figurine d’argile de Zhang était une reproduction exacte, en miniature, de Yu Sansheng. On disait que la seule différence était que la figurine ne pouvait pas respirer comme le vrai personnage. Cette œuvre a fait la renommée de « Zhang, les figurines d’argile ». Il n’avait alors que 18 ans.

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Chat-ver à soie, Huishan

À une autre occasion, Liu Gansan, un maître des rôles de clown, a donné une représentation à Tianjin. Il n’était pas sitôt monté sur scène qu’il en redescendit; réapparaissant peu de temps plus tard, il déclara alors aux spectateurs : « J’avais remarqué que “Zhang, les figurines d’argile” était assis parmi vous, et j’étais très inquiet au seul fait de penser qu’il eut pu modeler son argile en une image désavantageuse de moi. » L’assistance éclata de rire. Les adeptes de l’opéra de Pékin aimaient l’esprit et l’humour de Liu Gansan, mais cette histoire témoigne également de la grande popularité de Zhang à cette époque.

Parmi les nombreuses innovations de Zhang, on retrouve l’introduction dans ses œuvres de la technique raffinée du pinceau et de la couleur, typique de la peinture chinoise traditionnelle, ainsi que l’approche à grands traits de l’art populaire que l’on observe dans les estampes du Nouvel An, imprimées avec des blocs en bois. Selon le statut social et le caractère du personnage qu’il voulait représenter, il appliquait l’une ou l’autre de ces techniques. Son traitement habile (tant conceptuel que plus grossier), ainsi que ses styles artistiques chinois et occidental, ont été hautement louangés par l’artiste chinois Xu Beihong qui, à Tianjin dans les années 1930, avait vu deux des œuvres de Zhang. Il avait alors eu le commentaire suivant : « Précision exceptionnelle de la proportion, exactitude de la structure osseuse et vivacité de l’expression. »

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Figurines dépeignant Le pavillon des Pivoines de l’opéra Kunqu, Huishan
Une brillante carrière artistique a inévitablement donné une vie digne d’un roman. Un jour, Zhang a été sommé de venir à Beijing pour y servir en tant qu’« artisan impérial » et il y a reçu un traitement privilégié de la part de la famille impériale. On lui a offert une maison avec cour, des domestiques et des assistants. Les nobles et les hauts fonctionnaires lui demandaient respectueusement de faire leur portrait. Aujourd’hui, plusieurs de ses œuvres se trouvent dans les collections impériales au Musée du Palais impérial de Beijing et au Palais d’Été. Toutefois, en tant qu’artisan impérial, Zhang a perdu la liberté dont il jouissait auparavant, alors qu’il n’était qu’un simple artiste populaire, mais il n’a jamais perdu son intégrité artistique.

Après de nombreuses années, Zhang a finalement quitté la capitale, abandonnant toute faveur impériale et les récompenses matérielles qui allaient de pair. Il est resté quelque temps à Shanghai avec Ren Bonian, un grand artiste du temps, avant de revenir à Tianjin. Son art a exercé une grande influence à Beijing et à Tianjin et ses descendants de la sixième génération perpétuent encore cet art.

Gros Afu, un garçonnet grassouillet

Les images d’enfants ont toujours été un thème dominant de ce type d’artisanat. Pendant la dynastie des Song du Sud (1127-1279), la ruelle Zhuanjie de Hangzhou était un lieu de rassemblement d’artisans de figurines d’argile. Ils fabriquaient et vendaient essentiellement de ces poupées, de sorte que la ruelle a été peu à peu connue comme la « ruelle des Poupées ». Bien qu’on n’y voit plus ces jouets d’argile, en souvenir des affaires jadis florissantes de ce type de poupées, la ruelle a gardé son surnom.

Dans les siècles qui ont suivi, principalement pendant la dynastie des Ming (1368-1644), Huishan, qui relevait de Wuxi (Jiangsu), s’est développée en un centre important de fabrication de figurines d’argile. Elle l’est encore aujourd’hui. Les premières figurines d’argile de Huishan étaient surtout des jouets d’enfants, notamment des Gros Afu et des chats. Par la suite, des figurines de personnages d’opéra ont également été développées. Gros Afu est une figurine représentative de l’art du modelage de l’argile de Huishan. Elle représente, de façon stéréotypée, un garçonnet adorable et grassouillet nommé Afu; ce nom signifie « heureux ».

Gros Afu est habituellement assis, les jambes croisées, et ses longues oreilles pendent jusqu’à ses épaules. Il tient un lion dans ses bras, affiche un large sourire et porte une coiffure à l’ancienne. Puisque les Chinois aiment bien présenter les choses en paires, une fille semblable à Afu a été ajoutée plus tard.

Les chats d’argile de Huishan sont également connus comme les « chats-vers à soie » parce que les sériciculteurs les utilisaient autrefois pour tenir les rats éloignés de leurs vers à soie. Ici, l’approche artistique est réaliste. La plupart du temps, les chats-vers à soie sont assis sur leurs pattes arrière et ont les yeux grands ouverts. Comme chez les tigres, leur pelage porte des rayures jaunes et noires. Leurs moustaches blanches qui se balancent sous le vent servent à la fois à décorer et à effrayer les rats.

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Gros Afu, Huishan

Bœufs accroupis, Fengxiang

Voisine de Kunshan qui est le berceau de l’opéra Kunqu, Wuxi en compte aussi de nombreux adeptes. C’est ainsi que les figurines d’argile de Huishan représentant des personnages d’opéra y ont également été très développées. Les artisans locaux façonnaient dans l’argile des scènes et des personnages de leurs opéras Kunqu préférés, et ce type d’œuvres était connu comme les « opéras faits main ».

Les figurines d’opéra de Huishan sont fabriquées différemment de celles de « Zhang, les figurines d’argile », car elles sont modelées par étapes. La tête est la première à être fabriquée avec un moule; ensuite, l’artiste modifie l’expression du visage pour l’harmoniser au caractère avant d’y fixer, le cas échéant, un chapeau, une barbe ou une moustache. Après avoir terminé les deux bras, l’artiste façonne les jambes, puis le corps. En dernier lieu, il fixe la tête et les bras.

Les figurines de Huishan n’ont pas pour objectif premier d’être réalistes, et leur tête est le plus souvent disproportionnellement grosse. Dans leurs œuvres, les artisans prêtent une grande attention aux expressions du visage, car ces dernières définissent le caractère et sont considérées comme une illustration éloquente du niveau technique de l’artiste.

Les tigres de Fengxiang

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Tigre assis, Fengxiang

Finalement, les figurines d’argile de Fengxiang (Shaanxi) reflètent l’audace et la rusticité typiques au plateau de lœss. Autrefois connue comme Yongzhou, Fengxiang est le berceau de la dynastie des Qin (221–207 av. J.-C.) et une ville importante sur la route de la Soie. On dit que son art de l’argile remonterait au début de la dynastie des Ming, il y a 600 ans. Après la victoire finale des troupes des Ming, un groupe de soldats, auparavant potiers au Jiangxi, sont restés dans le village de Liuying de Fengxiang. Pendant la saison morte, ils façonnaient de la poterie en utilisant de l’argile, du coton brut, des chiffons et des rebuts de papier.

Les œuvres de Fengxiang appartiennent à trois catégories : les jouets – surtout les 12 animaux symboliques des rameaux terrestres; les décorations à suspendre – les masques et les têtes de tigre, de bœuf, de lion et d’autres animaux significatifs; et les personnages humains. C’est probablement à cause des origines militaires de la ville que le tigre a été un thème important dans l’art de Fengxiang.

Dans la culture chinoise, le tigre est respecté comme l’animal le plus puissant et il symbolise l’héroïsme. Pour les gens ordinaires, il est un animal majestueux qui dévore les démons et les mauvais esprits, et son héroïsme peut les protéger contre le malheur. Le tigre est également le symbole de la longévité, car les Chinois anciens croyaient qu’il pouvait atteindre l’âge de 1 000 ans. Au Shaanxi, de nombreux villageois préparent, comme partie de la dot pour leur fille qui est fiancée, une paire de tigres à suspendre qui l’accompagnera et la protégera dans sa nouvelle vie. Pendant les fêtes, ils suspendent également à leur porte des tigres qui garderont leur maison. L’importance accordée au tigre est bien illustrée par l’omniprésence de cet animal sur les jouets, les chaussures, les chapeaux et les oreillers des enfants.

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Tigre à suspendre, Fengxiang

Les figurines d’argile de Fengxiang sont peintes de couleurs vives ou en noir et blanc, et pour la plupart, elles sont considérées comme un type d’amulettes. Les tigres à suspendre, aux couleurs contrastées, ont des fronts aux motifs de fleurs et des yeux exorbités. Deux poissons leur servent de sourcils, et leur nez est une combinaison des organes sexuels mâle et femelle, ce qui évoque la vénération que l’on vouait au phallus dans le passé. Il y a aussi une autre explication : dans la philosophie chinoise, l’union du yin et du yang, deux opposés, est à l’origine de l’univers.

En tant qu’art populaire, les figurines d’argile existent aussi dans plusieurs autres provinces (Shandong, Hebei, Shanxi, Zhejiang, Anhui, Gansu, Sichuan et Liaoning) et des villages sont connus pour leur pratique de cet artisanat ancien.

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Les paysages magnifiques du Palais d'été en hiver

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Construit en 1750, le Palais d'été de Beijing qui a été détruit en grande partie au cours de la guerre de 1860 avant d'être restauré sur ses fondations d'origine en 1886, est un chef-d'oeuvre de l'art des jardins paysagers chinois. Il combine à la fois des paysages naturels de collines et des plans d'eau à des éléments d'architecture humaine (pavillons, salles, palais, temples et ponts) qui offrent un ensemble harmonieux.

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Situé dans l'ouest de Beijing, à 10 km du centre-ville, le Palais d'été est le premier ouvrage du paysagisme classique de Chine. Ouvert au public en 1924, il est aussi l'un des plus célèbres parcs du monde.

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Le palais se compose de la Colline Wanshou (Longévité millénaire) et du lac Kunming qui couvre les trois quarts de la surface totale. Autour de la colline et du lac, ont été construits des édifices.

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lundi 29 décembre 2008

Les insolites

Photographies prisent le 16 novembre, à Yokohama (Japon), un lapin revêtant un uniforme d'écolier participe à un concours annuel de beauté. Plus de 8000 fervents des léporidés ont assisté à cette édition d'une durée de 2 jours.

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dimanche 28 décembre 2008

Mongolie intérieure: paysage givré

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samedi 27 décembre 2008

Cygnes sur le lac Qinghai

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    XINING, 27 décembre : Photo de cygnes sur le lac Qinghai, le plus large lac salé de Chine, dans la province du Qinghai (nord-ouest)

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