mardi 30 septembre 2008
Découvrir l’héritage des Han à Xuzhou
Statue de Liu Bang (256-195 av J.-C.), premier empereur de la dynastie des Han
Xuzhou, province du Jiangsu, offre beaucoup plus que de vieilles pierres sans âme. Elle permet de sonder le cœur même de la civilisation han.
EN Chine, l’un des dictons énonce : « Beijing est célèbre pour sa culture des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911), Xi’an l’est pour sa culture des Qin (221-207 av. J.-C.) et des Tang (618-907) et Xuzhou, pour sa culture des Han (202 av. J.-C. 220 apr. J.-C.). » En effet, grâce à la riche histoire de la ville, les visiteurs y découvriront non seulement un trésor culturel inestimable formé par les guerriers et chevaux en terre cuite, les tombeaux ainsi que les gravures sur pierre de la dynastie des Han, mais ils entendront également des histoires fascinantes sur les nombreuses personnalités qui ont rendu cette ville célèbre au cours de l’histoire. Parmi ces personnalités, notons Pengzu (env. 2 000 av. J.-C.), traditionnellement considéré comme le fondateur de la culture culinaire chinoise et qui a vécu dans ce qui était alors connu comme Pengcheng (l’ancien nom de Xuzhou). Il faut savoir que, depuis la période des Trois Royaumes (220-280), les noms de Xuzhou et de Pengcheng ont été tour à tour utilisés. Encore aujourd’hui, des rues jusqu’aux périodiques, tout à Xuzhou porte le nom de Pengcheng : la rue Pengcheng, la place Pengcheng, le journal Pencheng Wanbao, etc.
Montagnes et rivières portent l’empreinte de l’histoire
La longue histoire de Pengcheng a créé un trésor de réalisations culturelles, et ces dernières ont été préservées au cours des siècles pour léguer un riche patrimoine historique et culturel à la Xuzhou d’aujourd’hui.
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| Statues de guerriers et de chevaux en terre cuite de la dynastie des Han |
Fondateur de la dynastie des Han et originaire de Xuzhou, l’empereur Liu Bang (règne : 206-195 av. J.-C.) est le fils le plus célèbre de cette ville ancienne. D’ailleurs, de nombreux aspects de la culture chinoise ont été nommés d’après cette dynastie. Parmi ceux-ci, mentionnons les hanzi (caractères chinois), le hanzu (le groupe ethnique des Han), le hanyu (la langue chinoise) et la han wenhua (la culture des Han). En tant que chef du soulèvement populaire contre la tyrannie de la dynastie des Qin, cet empereur a fait de Xuzhou le berceau de la civilisation han.
Avec l’Empire romain, cet empire est devenu l’un des deux plus puissants du monde. Après que Liu Bang a accédé au trône, Xuzhou est également devenue le fief héréditaire du clan des Liu, et l’empereur a fait tailler ses tombeaux dans les montagnes environnantes.
C’est pourquoi, autour de Xuzhou, des études archéologiques modernes ont permis de mettre au jour plus de 200 tombeaux de la dynastie des Han de l’Ouest (206 av. J.-C. – 24 apr. J.-C.). Le raffinement de leur disposition et de leur construction continue de susciter l’admiration de tous, surtout en raison de leurs styles différents. Deux de ces tombeaux sont particulièrement typiques : celui de la dynastie des Han au mont Guishan (de la Tortue), dans l’arrondissement Jiuli de Xuzhou, et le mausolée du prince Chu, au mont Shizi (du Lion), dans la banlieue est de Xuzhou.
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| Le Musée des gravures sur pierre de la dynastie des Han |
Le tombeau de la dynastie des Han au mont Guishan est situé à sa base ouest. C’est le tombeau de Liu Zhu, prince Chu de la sixième génération de la dynastie des Han de l’Ouest, et de son épouse. Il a été découvert en 1981 par des habitants de l’endroit, alors qu’ils extrayaient des pierres. La même année, les archéologues ont ouvert ce tombeau et exploré son couloir nord. Puis, en 1985, parmi les objets culturels qu’il recelait, on a trouvé un sceau en argent avec une poignée ayant la forme d’une tortue et attestant l’identité du défunt. Depuis la découverte et la mise au jour de ce tombeau, près de trente années se sont écoulées, mais de nombreux mystères persistent.
Premier mystère : le creusage des grottes dans la montagne
Ce tombeau est typique de ceux des grottes de falaise. En fait, puisqu’il couvre 700 m2, la montagne a dû être creusée de part en part. Le creusage de salles si énormes à mi-chemin du sommet peut être comparé à la construction des pyramides d’Égypte. Pendant la dynastie des Han, comment les constructeurs ont-ils pu suffisamment connaître la géologie et la topographie de la montagne pour assurer la réussite d’un tel projet?
Deuxième mystère : la précision de la conception et de la construction des couloirs
L’entrée du tombeau se trouve à la base ouest du mont Guishan. On y trouve deux couloirs, l’un au nord et l’autre au sud, et chacun a 56 m de long, 1,78 m de haut et 1,06 m de large. Par rapport à l’axe central, leur déviation maximale est de 5 mm, c’est-à-dire une précision approchant 1/10 000. S’ils se prolongeaient vers l’extérieur, ces couloirs pourraient, sans jamais se toucher, s’étirer jusqu’à Xi’an, située à 1 000 km de là. Une autre caractéristique de ces couloirs est que leurs murs sont aussi lisses que le verre. Étant donné le niveau technique de l’époque, pourra-t-on découvrir un jour comment ces couloirs ont été creusés?
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| Jardin Yunlong en automne |
Troisième mystère : les images d’une silhouette sur la falaise
Sur le mur nord de la chambre funéraire du prince Chu, il y a une silhouette grandeur nature qui semble être celle du prince. Ce dernier porte un chapeau haut, et à la taille, un large bandeau (le vêtement des nobles de la dynastie des Han). Il a les deux mains posées l’une dans l’autre à la hauteur de la poitrine, comme pour saluer des invités. Or, cette image n’a pas été taillée à l’époque de l’enterrement du prince Chu; elle serait plutôt mystérieusement apparue après l’ouverture du tombeau au public. Pour ajouter au mystère, le mur en pierre ne montre aucun signe d’infiltration d’eau qui aurait pu se produire suite à la production de cette image. Selon certains, ce phénomène a eu lieu à cause des différentes textures de la roche. Toutefois, si c’est le cas, pourquoi serait-il apparu précisément au lieu du dernier repos du prince Chu?
Quatrième mystère : un atlas de constellations
Dans la salle du cercueil, la salle antérieure ainsi que sur les piliers en pierre de la chambre funéraire de la princesse Chu, il y a des poignées en pierre en forme de mamelon qui sont disposées de manière irrégulière. Les archéologues ont certifié que ces poignées ne sont pas des décorations. Certains croient qu’elles sont un atlas des constellations, alors que d’autres prétendent qu’elles prouvent que le prince Chu était l’incarnation humaine d’une étoile céleste. Or, dans la chambre funéraire du prince Chu, il n’y a pas de telles poignées en pierre. Les deux hypothèses semblent donc non fondées. Au bout du compte, que sont ces poignées?
Le mausolée du prince Chu est situé au mont Shizi (du Lion). Bien que le tombeau ait été profané il y a très longtemps, plus de 2 000 objets raffinés y étaient demeurés, dont bon nombre ont été les premiers en leur genre à avoir été découverts au pays. En se basant sur ce qui restait du squelette du prince Chu, les archéologues ont reconstitué avec succès l’apparence du prince. Ainsi, le site a été reconnu comme l’une des dix découvertes archéologiques les plus importantes de la Chine en 1995.
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| Ximatai, construite sous le règne de Xiang Yu (232-202 av.J.-C.) |
Un linceul en jade cousu de fil d’or et un cercueil en jade sont les deux reliques culturelles les plus précieuses à avoir été déterrées des tombeaux des Han. Les cinq motifs de jade sur les côtés du cercueil sont particulièrement impressionnants. Par exemple, sur le côté droit du cercueil est gravé un cercle rouge dans lequel trois oiseaux à trois pattes symbolisent le soleil. Du côté gauche du cercueil, on trouve un autre cercle dans lequel un lapin en jade et un crapaud symbolisent la lune.
Les pièces de jade qui forment le linceul sont petites, et toutes ont été façonnées avec du jade de Hotan (au Xinjiang). Quand le tombeau a été découvert, les archéologues ont constaté que les pièces de jade étaient dispersées de façon désordonnée. Pourquoi les pilleurs du tombeau avaient-ils pris le fil d’or du linceul et avait laissé le jade? Pourquoi avaient-ils aussi laissé les objets rares en jade et les pièces de monnaie? Selon l’une des hypothèses, le tombeau aurait été pillé pendant le règne de Wang Mang (9-23), plus d’un siècle après que le tombeau a été scellé. Les pièces de monnaie n’étaient donc plus des pièces légalement valides et les objets en jade indiquant la noblesse du défunt étaient inutiles pour les pilleurs.
Lorsque le tombeau a été découvert, on a aussi trouvé un grand contenant jian en bronze, rempli d’eau. Il servait de miroir. Dans le fond se trouvait une louche en bois. Les archéologues ont été ravis de constater que cette louche était restée intacte, ayant été immergée dans l’eau pendant plus de 2 000 ans. Pour la protéger, ils n’ont pas chercher à la retirer immédiatement, croyant plutôt qu’ils pourraient conserver la louche intacte en vidant l’eau du contenant par le bas et en traitant immédiatement cette louche quand elle émergerait de l’eau. Malheureusement, durant le processus, l’eau est devenue légèrement agitée, et avant qu’on puisse faire quoi que ce soit, la louche en bois s’était désagrégée, ne laissant aucune trace.
Le Musée des guerriers et chevaux en terre cuite de la dynastie des Han est situé à l’ouest du mausolée du prince Chu. En décembre 1984, une équipe de construction a découvert un certain nombre de figurines en terre cuite dans des débris : c’était l’armée en terre cuite des Han, de renommée mondiale. Plus de 4 000 guerriers, chacun à l’apparence unique et d’un réalisme frappant, étaient disposés dans six fosses. Trois fosses (les 4, 5 et 6) ont par la suite été remplies de façon à préserver les objets pour les générations futures. La fosse 3 n’a jamais été déterrée, et la fosse 2 a été maintenue dans son état originel après l’excavation. Les recherches ont permis de déduire que le prince Chu avait été enterré à la hâte. Il n’y a que la fosse 1 qui est ouverte au public mais, même à elle seule, elle suscite l’émerveillement.
L’expression faciale de chacune des figurines est unique. Certaines pleurent, d’autres semblent mélancoliques, alors que certaines autres semblent chuchoter ou écouter secrètement la conversation des autres. À partir de la coiffure de ces figurines, de l’expression de leur visage et de leur posture, les visiteurs sont en mesure de distinguer celles qui représentent des vétérans expérimentés de celles qui dépeignent de jeunes soldats courageux. On y trouve également des officiers de haut rang, bien qu’ils ne mesurent que 30 cm de haut.
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| Paysages de la ville |
Avec les guerriers en terre cuite et les tombeaux, les gravures sur pierre de la dynastie des Han sont l’une des trois merveilles de cette dynastie. Les thèmes qui sont illustrés par ces gravures concernent des légendes et des contes, ainsi que des scènes de la vie quotidienne.
Le Musée des gravures sur pierre des Han est situé dans un lieu pittoresque de la banlieue sud de la ville. Les images qu’elles dépeignent concernent des bâtiments de cette dynastie, des scènes de tissage et des hôtes souhaitant la bienvenue à leurs invités, offrant ainsi un aperçu de la vie sociale de l’époque. La scène la plus saisissante est celle d’un « barbecue » antique. Dans celle-ci, un homme placé à côté d’un poêle est en train de rôtir des cubes de mouton sur une broche et il attise le feu; pour les visiteurs contemporains, la scène ne pourrait sembler plus réelle. Après avoir admiré les quelque 800 différentes gravures sur pierre, les gens auront vraiment l’impression d’avoir parcouru une encyclopédie sur la dynastie des Han.
Une destination idéale pour des excursions à thème militaire
Depuis l’Antiquité, Xuzhou est un site militaire stratégique. En un millénaire, plus de 200 guerres de grande envergure y ont été livrées, laissant un riche trésor d’informations aux fervents de ces sujets. À Xuzhou, les touristes peuvent faire directement l’expérience des 5 000 ans d’histoire militaire de la Chine. Les attraits touristiques de ce type comprennent la région pittoresque de Ximatai, où Xiang Yu le Conquérant a établi la plateforme Xima, et l’ancien champ de bataille de Jiulishan, où il a été vaincu par son rival Liu Bang.
Xuzhou compte également le monument aux Martyrs de la campagne militaire de Huaihai (1948). Dans le jardin de celui-ci, on trouve la nouvelle salle d’exposition sur cette campagne, le plus grand musée sur une campagne militaire terrestre dans le monde. Celui-ci a été conçu par un architecte allemand, et sa construction a coûté 100 millions de yuans. Il est équipé de la dernière technologie de présentation d’images afin de reproduire de manière réaliste les scènes dramatiques de la campagne de Huaihai. Le monument est situé au pied du mont Fenghuang (phénix), dans la banlieue sud.
Finalement, les touristes ne devraient pas manquer de visiter le district de Peixian, la ville natale de l’empereur Liu Bang.
Une culture splendide et un beau paysage
Xuzhou est non seulement célèbre pour sa culture de la dynastie des Han, mais aussi pour le beau paysage urbain qu’elle offre : celui d’une ville-jardin respectueuse de l’environnement. Le mont Yunlong se trouve à l’intérieur des limites de la ville, et le lac du même nom est l’habitat d’une grande variété de gibiers d’eau. Telle une ceinture de jade, l’ancien cours du fleuve Jaune serpente dans la campagne et relie un certain nombre de sites historiques. Le mont Jiuli, nommé ainsi en raison de ses neuf li (2 li = 1 km), est une barrière naturelle protégeant la ville.
Les touristes peuvent également apprécier un paysage pastoral. Au printemps, c’est la magnificence des 10 000 mu (1 mu = 1/15 ha) de poiriers du district de Fengxian et le parfum des roseraies de Tongshan, alors que les fleurs sont pleinement épanouies. En été, les touristes peuvent faire une excursion sur le beau lac Weishan et admirer les milliers de fleurs de lotus. À l’automne, ils peuvent visiter la plantation de ginkgos à Pizhou pour s’émerveiller à la vue de la chute des feuilles d’un beau jaune doré. En hiver, des excursions dans les centres de technologies agricoles de pointe peuvent être organisées pour, entre autres, déguster des pêches des neiges.
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| Hancheng, cité typique de la dynastie des Han à Xuzhou | Grand bouddha en pierre de l’époque des Wei du Nord (386-534) dans la montagne Yunlong |
Ces dernières années, Xuzhou a vécu des changements spectaculaires. Le projet le plus important a été l’aménagement du Village des fleurs d’abricotiers qui couvre 113 000 m2 (à l’ancien emplacement du village de Jinshan), au pied ouest du mont Yunlong. Le gouvernement a ainsi investi 140 millions de yuans pour déménager le village de Jinshan. Au début du printemps, quand les fleurs d’abricotiers sont en pleine floraison, tout le versant du mont semble être couvert de neige.
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Site pittoresque du mont et du lac Yunlong |
Sur les rives de l’ancien cours du fleuve Jaune, le gouvernement a investi 230 millions de yuans dans la construction d’une plateforme de 36 km sur laquelle les habitants locaux peuvent s’approcher de l’eau. Toutefois, pour l’instant, le plus gros projet d’investissement est celui de l’aménagement du lac Yunlong; en effet, chaque année, le gouvernement y investit 1 milliard de yuans.
Finalement, en raison de son bel environnement, seulement un an après son ouverture, la zone d’exploitation de Xuzhou a attiré plus de 30 entreprises; chacune représente un investissement de plus de 100 millions de yuans. Parmi celles-ci, on compte 18 projets à capitaux étrangers.
Avec son riche héritage, ses beaux paysages et son économie favorable aux entreprises, Xuzhou vaut qu’on s’y attarde. Elle crée toujours plus d’opportunités pour ses résidants et les investisseurs étrangers. Elle a commencé à s’ouvrir au reste du monde dans un dialogue dont les résultats seront avantageux pour les deux parties.
lundi 29 septembre 2008
Sites olympiques de Beijing bondés lors de la fête nationale
BEIJING, 29 septembre : Les touristes chinois et étrangers ont afflué au Parc olympique de Beijing pour découvrir les sites de compétitions lundi, première journée de la semaine d'or de la fête nationale.
Situé au nord de l'axe central de Beijing, le Parc olympique abrite un parc forestier ainsi que le Domaine commun olympique (DCO). Ce dernier, où sont situés le Nid d'oiseau, le Cube d'eau et le Palais national omnisports, est ouvert au public de lundi à dimanche.
"Nid d'oiseau, j'arrive!", s'est écrié joyeusement Li Junyang, lycéen de la province du Heilongjiang (nord-est), en posant devant le Stade national pour une photo.
"Je vais montrer cette photo aux camarades de classe. Ils seront jaloux de moi."
"Les Jeux olympiques encourageront le tourisme dans le pays hôte", a indiqué Liu Xiaojun, responsable du département général de l'Administration nationale du Tourisme.
"Les villes organisatrices verront une hausse considérable du nombre de touristes pendant les vacances", a-t-il ajouté.
Pendant la fête nationale de cette année, le nombre de touristes devrait atteindre 7 millions, en hausse de 40% en glissement annuel.
"Le mois d'août est la meilleure période pour voyager, mais beaucoup de gens ont choisi de reporter leurs projets afin de suivre les Jeux à la télé chez eux", explique Zhang Lingjie, directeur du département des voyages domestiques de China International Travel Service.
"Ils ont donc besoin d'exprimer leur enthousiasme après les Jeux."
Pendant la semaine d'or, 100 millions de personnes devraient prendre le bus. Beijing Bus Group envisage de mettre en service davantage de bus vers le Parc olympique ainsi que d'autres sites olympiques.
Le Forum d'été de Davos 2008 s'est clôturé avec succès à Tianjin
Le Forum d'été de Davos 2008 s'est clôturé le 28 septembre dans la municipalité de Tianjin. Quelques 1500 représentants en provenance de près de 90 pays ont échangé, pendant deux jours du forum, des points de vue sur des problèmes d'importance majeure dans les domaines politique et économique du monde actuel.
Le présidant du Forum économique mondial, Klaus Schwab, a affirmé, lors de la cérémonie de clôture, que la tenue de ce forum au moment où l'économie mondiale fait face au grand défi esst particulièrement importante. Il a espéré que les entreprises croissantes du globe peuvent prendre la respondabilité, répondre activement à la crise financière et faire des efforts pour que l'économie mondiale puisse se débarasser du ralentissement de la croissance.
Le Forum d'été de Davos, qui se tient depuis 2007 chaque année en Chine, a été conjointemant créé par le présidant du Forum économique mondial Klaus Schwab et le Premier ministre chinois Wen Jiabao. son objetif esr de créer une plate-forme pour les entreprises en croissance du monde de discuter et partager des expériences avec les entreprises mûres. Le Forum d'été de Davos 2009 se tiendra dans la ville Dalian dans le nord de la Chine.
TIANJIN, 27 septembre : Le Président Directeur-Général d'Airbus, Thomas Enders a déclaré samedi à Tianjin, lors du "Davos d'été", qu'il envisageait d'accroître les projets de construction et d'assemblage de sa société dans différentes parties du monde.
Airbus vend actuellement 65% de ses avions en Europe et la société doit augmenter sa part de marché pour pérenniser son succès, a-t-il ajouté.
D'après une estimation faite par Airbus en février, la partie continentale de la Chine devrait avoir besoin de plus de 3000 avions entre 2006 et 2025. Ce total comprend 180 super gros porteurs.
La Chine a créé son premier constructeur de gros porteurs en mai dernier à Shanghai. La société, Commercial Aircraft Corporation of China Ltd (CACC), devrait produire un avion pouvant emporter 100 tonnes et transporter 150 passagers.
Thomas Enders a exprimé l'espoir qu'Airbus participe au projet chinois de gros porteur. "Nous allons renforcer et développer nos relations et nos activités avec les sociétés chinoises. "Notre out-sourcing en Chine devrait atteindre un demi milliard de dollars dans les deux prochaines années" a-t-il souligné.
Davos d'été à Tianjin
TIANJIN, 26 septembre : La deuxième réunion annuelle des nouveaux champions tenue par le Forum économique mondial à Tianjin, nommée également "Davos d'été", se déroulera à Tianjin du 27 au 28 septembre.
Bernd Jan Sikken, directeur associé de l'institution industrielle financière, présente un livre documentaire sur le Forum économique mondial lors d'une conférence de presse organisée à l'occasion de la deuxième réunion annuelle des nouveaux champions, tenue par le Forum économique mondial à Tianjin dans le nord de la Chine, le 26 septembre.
Centre des médias du Davos d'été à Tianjin
TIANJIN, 25 septembre : Des journalistes travaillent au Centre des médias de la deuxième réunion annuelle des nouveaux champions tenue par le Forum économique mondial à Tianjin dans le nord de la Chine. La réunion, nommée également "Davos d'été", se déroulera à Tianjin du 27 au 28 septembre. Environ 700 journalistes chinois et étrangers couvriront l'événement.
dimanche 28 septembre 2008
Shangri-la, le paradis retrouvé
Kyhigyala, secrétaire du comité du Parti communiste chinois du département autonome tibétain de Dêqên, lors du relais de la torche olympique.
Shangri-la n’est plus un mythe. Aujourd’hui, ce district du département autonome tibétain de Dêqên (Yunnan) est en pleine renaissance touristique. Ce rêve a été réalisé grâce à l’action d’un homme, Kyhigyala.
LE 11 juin 2008, la flamme olympique a été allumée à Potatso, premier parc national de la partie continentale de Chine, situé à Shangri-la. On y a dansé la ralpa (danse tibétaine) et entonné des chansons élogieuses. Lors de la cérémonie du passage de la flamme, Kyhigyala, secrétaire du Comité du Parti communiste chinois du département autonome de Dêqên, se tenait dans la tribune en costume traditionnel tibétain. Il y a trois ans, Kyhigyala, alors chef de l’exécutif du département de Dêqên, a lancé le projet de construction du premier parc national de la partie continentale de Chine à Shangri-la. Aujourd’hui, ce parc est ouvert au public.
L’idée d’un Khampa sur le développement durable
Il y a près de 10 ans, beaucoup de personnes ne savaient pas situer le district de Zhongdian. Pourtant, tout a changé dès que le nom de Zhongdian a été associé à celui de Shangri-la, voire même a été remplacé par celui-ci.
Le changement est dû aux efforts d’un Khampa (nom donné aux Tibétains de l’Est), Kyhigyala. Aux yeux des habitants du pays, Kyhigyala est un vrai Khampa, un authentique berger tibétain.
| Lac Shudu du Parc national Potatso sous les couleurs automnales |
Né dans la prairie Gyaitang de Shangri-la, il a travaillé, dès l’âge de 10 ans, comme berger dans les pâturages au pied d’une montagne enneigée pour aider sa famille. Ses 10 années de dures expériences lui ont apporté des connaissances autres que celles des manuels scolaires. En 1979, Kyhigyala a passé l’examen pour devenir fonctionnaire dans le district de Zhongdian. Le développement de cette région tibétaine et sa modernisation ont désormais fait l’objet de ses préoccupations.
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| Paysage du Parc national Potatso |
Aujourd’hui, approchant la cinquantaine, calme et austère, Kyhigyala apparaît plus compétent et plus expérimenté. Situé dans le nord-ouest de la province du Yunnan et limitrophe de celle du Sichuan et de la région autonome du Tibet, le département de Dêqên est un lieu riche en cultures et religions au sein des grandes montagnes enneigées. Il est au centre d’une zone classée au patrimoine naturel mondial, irriguée par les trois fleuves parallèles (Nujiang, Jinsha et Lancang). La culture de Shangri-la exprime l’harmonie entre l’homme et la nature, entre les hommes, entre l’univers intérieur de l’homme et le monde extérieur. D’après Kyhigyala, il faut tenir compte des conditions locales pour développer l’économie de Dêqên. Kyhigyala a employé une méthode spéciale destinée au développement économique de Dêqên en mettant en valeur la marque de Shangri-la. En 10 ans, grâce à lui, Dêqên s’est engagée dans la voie de la modernisation pour devenir l’une des meilleures zones tibétaines. Comme l’a commenté le Quotidien de Dêqên : « Kyhigyala est un excellent cadre du Parti. Nous lui devons notre développement sain et rapide. »
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| Enfants dans le Parc national Potatso |
L’amélioration de la qualité du Parc national Potatso
Les ressources touristiques sont riches à Dêqên. Dans le programme concernant la zone touristique écologique du grand Shangri-la, élaboré par Kyhigyala, le Parc national Potatso est un élément incoutournable.
En 2004, Kyhigyala, alors chef du département autonome de Dêqên, a avancé l’idée de construire un parc national. Après deux ans de préparatifs et d’efforts, son programme a reçu les soutiens du gouvernement central et du gouvernement provincial. Le 1er août 2006, le Parc national Potatso, premier du genre, a été achevé à Shangri-la. Le rêve de Kyhigyala était enfin réalisé. Ce parc national, situé à l’intérieur d’une région irriguée par trois fleuves mondialement connus, est devenu un modèle touristique au Yunnan, incarnant l’harmonie entre la protection et la construction, et apportant le bien-être aux bergers tibétains locaux.
Directeur général du Parc national Potatso, M. Tang Lizhou se rappelle les difficultés lors des travaux du parc. « Sans les efforts de M. Kyhigyala, il n’y aurait pas de parc aujourd’hui, affirme gravement M. Tang. Depuis la période d’essai d’août 2006 à avril 2008, le Parc a enregistré 830 000 entrées, et ses revenus ont atteint 150 millions de yuans. Pendant la seule année 2007, le parc a accueilli 560 000 touristes, et les revenus touristiques se sont élevés à 104 millions de yuans. Le parc a donc été une réussite. »
Suivant le principe du développement durable, comment construire un Shangri-la réunissant respect de l’environnement, développement économique et harmonie religieuse ?
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| L’inauguration du Parc national Potatso, le 21 juin 2007 |
Avec le soutien du gouvernement, Kyhigyala a fait tout son possible. Il a d’abord réussi à changer le district de Zhongdian en district de Shangri-la. Il a également avancé l’idée de construire la grande zone touristique écologique de Shangri-la. Il a aussi mis l’accent sur la protection de l’environnement et a créé le premier organisme de protection de l’environnement à l’échelon du district dans les régions tibétaines. Il a décidé de fermer 8 usines polluantes situées à plus de 3 000 m d’altitude, et dès 2001, a réussi à régler le problème de pollution des sacs en plastique. Il s’est efforcé de bien protéger le sol et les eaux de cette zone irriguée par les trois fleuves, selon le principe du développement durable.
« S’il n’y a pas de bonnes conditions écologiques, il n’y aura pas de marque Shangri-la et pas de développement du département de Dêqên, car l’écologie constitue sa base, explique Kyhigyala. Parallèlement au développement du secteur touristique, le département de Dêqên accorde de l’importance à la protection et à la construction écologiques, dont il a fait des priorités. L’industrie du tourisme est déjà devenue un nouveau secteur pilier de Dêqên; pourtant, par rapport aux régions environnantes, notre rythme est assez lent dans le développement de cette industrie. »
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| L’ancienne cité de Dukezong à Shangri-la |
Selon Kyhigyala, il n’y a qu’un Shangri-la non seulement en Chine, mais aussi dans le monde. « Le groupe de parcs nationaux baptisé “Grand Shangri-la” sera aménagé dans cette région irriguée par trois fleuves. Il inclura de nombreux sites touristiques, dont le lac Potatso, les monts Minling, la gorge Hutiao, le canyon de Shangri-la, le parc national du singe à pelage doré et au nez retroussé de Tacheng. Dans les quelques années à venir, en combinant la construction des infrastructures touristiques, les investissements, les capitaux touristiques et le centre international de divertissements, le département autonome de Dêqên fera du groupe Grand Shangri-la un parc national mondialement connu. »
Une vie heureuse
Dans la langue tibétaine, Shangri-la, appelé aussi « Shambhala », signifie « la lune et le soleil dans le cœur ». Dans la culture han, il signifie « paradis terrestre » et pour les Occidentaux, il incarne une sorte d’ « Éden ».
Vers le soir, dans l’ancienne cité de Dukezong, sur la place de la rue Sifang, les habitants de Shangri-la, après une journée de travail, se rassemblent avec les touristes du monde entier. Ils se tiennent main dans la main et exécutent des chants et danses ethniques. L’ambiance est si joyeuse qu’on s’y attarde. Les habitants appellent cette danse la « danse de Gyala », une activité qui avait été organisée par Kyhigyala lorsqu’il était chef du département.
Au moment de manger dans un restaurant familial, le patron confie : « Nous sommes fiers de Kyhigyala. Grâce à la politique du Parti et aux soins accordés par le gouvernement local, nous menons une vie de plus en plus prospère. Le profit brut de notre restaurant est de plus de 30 000 yuans par an. Nous n’avions jamais cru pouvoir tenir un tel restaurant auparavant. » Shangri-la compte une trentaine de restaurants, dont une dizaine tenue par des autochtones, et une centaine de lieux de divertissements et de loisir.
L’ancienne cité presque délabrée paraît rajeunie. Des bistrots, des maisons de thé et des ateliers artisanaux ont été contruits, les touristes y affluent. Dans la sélection des « Charmants bourgs chinois », organisée par la CCTV en 2005, le bourg de Gyaitang, qui abrite l’ancienne cité de Dukezong, a obtenu le titre du « Meilleur bourg de renom pour son charme folklorique chinois ».
Au cours du repas, nous rencontrons un Anglais qui travaille dans un cabinet de conception de la rue Jinlong. Il a voyagé dans beaucoup de pays avant d’arriver pour la première fois en Chine en 2001 où il a été séduit par le pays et ses arts. De retour en Chine en 2004, il habite à présent à Shangri-la. Il a affirmé aimer la pureté et l’authenticité des paysages de plateaux, ainsi que la simplicité et la sincérité des habitants. L’environnement y est bon, privé de pollution et bien aménagé, ce qui convient bien à son tempérament artistique.
Lorsqu’on évoque les changements considérables de Shangri-la, les habitants admirent Kyhigyala, leur dirigeant, qui, grâce à son intelligence, sa passion et son travail, a permis à cette région tibétaine jadis fermée de faire peau neuve en quelques années seulement.
samedi 27 septembre 2008
vendredi 26 septembre 2008
Cuisines à ciel ouvert
Parmi les métiers de la rue, ils sont sans doute les plus nombreux. Les cuisiniers ambulants et autres vendeurs de fruits et légumes peuplent les rues de Beijing dès le petit matin. Ils ont chacun leur spécialité et leur endroit de prédilection. Rencontre avec certains d’entre eux, à chaque repas de la journée.
À 8 heures, le petit quartier Laohumiao de Beijing s’éveille dans les vapeurs de youtiao (beignets ou pâtes torsadées) et de baozi (petits pains farcis). Les volets des restaurants sont à peine levés que des réchauds sont déjà allumés sur les trottoirs. Les chariots et les étals ont investi la rue où flotte une odeur d’huile. Des habitants engloutissent leur petit-déjeuner, debout ou assis sur de petites chaises pliantes.
La galette du matin
Mme Lu a posé son chariot au bout de la rue. Elle a préparé une pâte à galette saupoudrée de petits morceaux de poireau. Ses gestes sont précis, rapides et répétés quotidiennement depuis un an. Sitôt la pâte fumante, elle la plie et replie en un tournemain. Sa galette de 30 cm de diamètre coûte 3 yuans. « Ces crêpes sont une spécialité traditionnelle de la province du Henan d’où je viens. Elles sont très populaires et très nourrissantes », lance-t-elle aux clients.
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| Mme Lu vend en moyenne une vingtaine de galettes par jour. |
Cantine ambulante dans le quartier Laohumiao |
Elle arrive à en écouler en moyenne une vingtaine par jour, ce qui correspond à un revenu mensuel de 1 800 yuans. « Je ne regrette pas ma vie dans mon village natal. Je ne disposais que d’un ou deux mu (1 mu = 1/15 ha) pour cultiver la terre. C’était insuffisant. Le travail dans les champs était très dur. Moi et mon mari avons décidé de venir à Beijing pour y trouver un meilleur emploi, comme la plupart des habitants de notre village ». Mme Lu et son mari, tous les deux âgés de 46 ans, se sont partagés les tâches pour leur petit commerce. Lui s’occupe du ravitaillement. Tous les jours, il profite du camion de livraison des restaurants voisins pour acheter de la farine. Le demi-kilo de farine a augmenté de 1 yuan. Une hausse que le couple n’ose pas répercuter sur le prix des galettes, craignant de faire fuir le client.
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| Au marché de Donghuamen, les fruits de mer arrivent par avion tout droit de Dalian (Liaoning).WEI YAO |
Leur espoir repose tout entier sur l’avenir de leurs deux fils, restés au village. Les parents travaillent d’arrache-pied pour pouvoir financer leurs études. « L’aîné a réussi les examens d’entrée à l’université. Mais les frais d’études sont de 3 000 à 4 000 yuans par année. C’est pourquoi, nous devons travailler dur. Quand nos deux fils auront un emploi, nous pourrons revenir au village. Nous souhaitons qu’ils deviennent médecins. Ils pourront ainsi s’occuper de nous. C’est la seule manière de nous en sortir », confie Mme Lu. Son histoire est semblable à celles des 200 millions de nongmingong (paysans-ouvriers) à travers tout le pays, ces travailleurs ruraux qui viennent dans les villes en quête d’un meilleur gagne-pain.
Déjeuner à la cantine ambulante
Dans la même rue, Mme Wang, 51 ans, s’affaire à la préparation du déjeuner. Sur son chariot sont disposés différents bacs de légumes cuits (concombres, aubergines, choux, courgettes, etc.). Pour 5 yuans le plat, elle sert une assiette pleine, accompagnée de riz. « Je viens tous les jours ici. On y mange bien, et c’est bon marché », affirme un client qui repart repu. La ratatouille chinoise de Mme Wang lui rapporte 2 000 à 3 000 yuans par mois. C’est le prix du lourd labeur de la préparation. Elle doit se lever tous les matins à 4 h 30 pour laver, couper, éplucher et cuire les différents légumes. Heureusement qu’elle a fixé son étal juste devant chez elle. Mais elle craint toujours d’être délogée par l’agent de police, car son commerce n’est pas réglementaire. Normalement, elle doit s’acquitter d’un loyer mensuel d’au moins 3 000 yuans pour un emplacement dans un lieu public.
À quelques pas de là, M. Niu, le vendeur de fruits, partage les mêmes inquiétudes. Sur la planche arrière de son tricycle s’alignent des pêches qu’il est allé acheter au marché voisin. « Mon projet est de gagner suffisamment d’argent pour pouvoir acheter une place fixe, sur un marché. »
Les spécialités du marché nocturne
Eux ont déjà leur endroit définitivement réservé. Il s’agit des 200 vendeurs du marché de nuit de Donghuamen, près de la célèbre rue commerçante Wangfujing. De 16 h à 22 h, le marché est une vraie fourmilière. Sur des étals pleins à craquer, une soixantaine de spécialités chinoises allèchent les visiteurs. Les fruits de mer arrivent par avion tout droit de Dalian (Liaoning) dans des bacs frigorifiques. Les autres aliments viennent de Beijing et des autres provinces. Ils sont d’abord rassemblés dans un entrepôt voisin avant d’être acheminés par des porteurs à Donghuamen. L’arrivage des produits frais est un vrai spectacle. Une fois les étalages montés et le trottoir balayé, une nuée de vendeurs, sur leur tricycle chargé de provisions, se précipitent vers leur box attitré. Des étoiles de mer aux tripes de mouton, en passant par les impressionnants scorpions, tout y passe. « Les produits sont tous écoulés à la fin de la journée. Car nous avons beaucoup de clients chinois et étrangers », affirme une marchande, en chemise blanche, tablier et visière rouges, l’uniforme de rigueur dans ce marché.
Ici, tous les commerçants, dont la plupart sont des nongmingong, travaillent pour la même enseigne qui les paye 1 000 yuans par mois. « Je suis contente de mon travail. Cela me laisse du temps pour me reposer le matin. En plus, cela me permet de rencontrer de nombreux étrangers », déclare une vendeuse. Depuis sa reconstruction en 2001, le marché de Donghuamen ne désemplit pas. Ses recettes s’élèvent à 50 000 yuans par jour. « C’est le seul marché fixe à ciel ouvert de Beijing qui est ouvert le soir. En plus, il se trouve près du centre de la capitale. C’est ce qui explique son succès », affirme M. Ma, l’un des responsables du bureau de gestion du marché de Donghuamen.
Pour la plupart des touristes, ce marché est une curiosité incontournable de leur séjour pékinois. « Cet endroit est riche en couleurs et en saveurs. Ici, on peut goûter des aliments qu’on ne trouve pas dans les restaurants », souligne avec enthousiasme Grégory, un touriste belge. Il remarque toutefois que les petits vendeurs de rue sont moins nombreux qu’avant : « En Europe, on n’a pas l’habitude de voir des commerçants dehors. Chez nous, ils sont tous dans leurs boutiques. Il est important que ces petits métiers existent, car ils font aussi partie du charme de Beijing. »
jeudi 25 septembre 2008
Le village où tigres et artistes font bon ménage
Plusieurs peintres-paysans sont à l’œuvre.
En Chine, il n’y a rien d’exceptionnel à trouver une localité où un artiste peint des tigres. En revanche, découvrir dans un seul village quelques centaines d’artistes qui en peignent, et que cela constitue une véritable industrie, alors là, c’est extraordinaire. Wanggongzhuang, un village de l’arrondissement Minquan de Shangqiu (Henan, Chine du Centre) a la réputation d’avoir été le « premier village de Chine » à peindre des tigres.
IL y a peu, un marchand de peintures était prêt à donner 360 000 yuans pour la peinture Tigres, un rouleau mesurant 400 m de long. Cette peinture représente 2008 tigres de formes variées et constitue le travail de trois ans de deux jeunes peintres-paysans qui ont refusé l’offre de ce commerçant. Par ailleurs, des villageois ont déclaré que cette peinture sur rouleau allait être offerte au Comité d’organisation des JO de Beijing 2008 et qu’on allait présenter une demande pour qu’elle soit inscrite au Guinness World Records. « On ne la vendra jamais, quelle que soit la somme d’argent offerte! », ont fièrement affirmé les villageois. Maintenant, cette peinture a déjà été offerte au Comité.
Wanggongzhuang se trouve à seulement 10 km du village natal du philosophe et penseur Zhuang Zi (369–286 av. J.-C.), représentant de l’école taoïste. Son système de pensée riche et profond y a créé un contexte culturel fécond qui a influencé des générations d’honnêtes gens. Il n’est donc pas surprenant que cette localité soit devenue un village de peintres.
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| Des amateurs admirent une peinture de tigre. |
En Chine, le tigre est un animal auquel est liée toute une culture. Il est considéré comme un animal sacré et un porte-bonheur; il est donc très respecté. On dit qu’il peut chasser l’esprit du mal et les démons et transformer un malheur en bonheur. Souvent, on expose la peinture Cinq Tigres pour implorer les bénédictions du Ciel.
Les peintures de tigres de ce village sont du style de la peinture traditionnelle chinoise et de facture soignée. Elles manifestent le charme particulier de la peinture à l’encre de Chine et sont effectuées selon les désirs de la clientèle. En plus de peindre des tigres, les villageois exploitent une série de produits liés à cet animal, notamment les bonnets et chaussures d’enfants ainsi que les oreillers en forme de tigre. Tous se vendent très bien.
Bien que la culture du tigre soit séculaire dans ce village, exploiter commercialement la peinture de tigres remonte seulement aux années 1980. Durant ces années-là, des villageois avaient commencé à étaler leurs peintures dans la rue, mais la vente ne leur rapportait qu’un peu d’argent de poche. C’est alors que l’un d’eux, Xiao Yanqing, a décidé d’aller à Beijing et dans d’autres villes pour vendre ses peintures. Un jour, en voyant ses œuvres, le propriétaire d’une galerie de peintures l’a interpellé : « Aimeriez-vous vendre vos peintures dans ma galerie? » Jamais M. Xiao n’aurait cru que le prix de vente de ses œuvres puisse être des dizaines de fois plus élevé que le prix qu’il demandait auparavant. Par la suite, le peintre s’est rendu dans plusieurs villes et a conclu des contrats à long terme avec différentes galeries pour leur fournir ses peintures. Plusieurs autres villageois l’ont imité et les peintures de tigres de Wanggongzhuang jouissent maintenant d’un certain renom.
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| La peinture Cinq Tigres du village de Wanggongzhuang |
Maintenant, en plus de vendre leurs peintures dans les marchés et les galeries, les peintres du village les vendent aussi sur Internet. Sans sortir de la maison, ils se tiennent au courant du marché de la peinture, tant au pays qu’à l’étranger. D’ailleurs, par ce moyen, des marchands peuvent également leur commander directement des peintures. Bon nombre de villageois y ont même publié différentes informations pour se faire connaître. À présent, 20 % des peintures de Wanggongzhuang sont vendues sur Internet, non seulement à l’intérieur du pays, mais aussi aux États-Unis, au Japon, en République de Corée et au Myanmar. Plus de 20 000 œuvres ont été vendues ainsi et ont rapporté 10 millions de yuans par an. Un vrai miracle! Le revenu annuel par personne dépasse maintenant 5 000 yuans, et bon nombre de familles ont désormais un revenu qui dépasse quelque 100 000 yuans, ce qui est beaucoup plus élevé que dans les villages voisins.
Pour renforcer l’industrie de la « peinture de tigres », certains villageois ont ouvert des écoles de peinture dans leur maison et y enseignent gratuitement les techniques de cet art. Ces services sont offerts non seulement aux gens de leur village, mais aussi à ceux des autres villages qui sont attirés par leur réputation. Aujourd’hui, on enregistre également un essor de la « peinture de tigres » dans les villages des environs, et une industrie de ces produits est aussi en train de s’y implanter.
Beaucoup de familles paysannes se sont enrichies en peignant des tigres. Elles ont ainsi pu construire des maisons, acheter des meubles de luxe et même une voiture. Une personne âgée confie : « Autrefois, de génération en génération, les paysans ne faisaient que cultiver la terre; aujourd’hui, nos mains sont également imprégnées du parfum de l’encre. »
mercredi 24 septembre 2008
La Chine a tenu une cérémonie d'au revoir aux taikonautes de Shenzhou-7
JIUAUQN, Gansu, 25 septembre : Le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine, a tenu jeudi après-midi une cérémonie d'au revoir aux trois taikonautes avant leur embarquement à bord du Shenzhou-7.
Cette cérémonie a été tenue dans la résidence des taikonautes, Wentiange, au centre de lancement.
Le vaisseau spatial Shenzhou-7 sera lancé jeudi entre 21H07 et 22h07 par la fusée porteuse Longue-Marche II-F.
le président chinois rencontre les taikonautes
Le président chinois Hu Jintao a rencontré jeudi les taikonautes de la mission Shenzhou-7 Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng.
"Je suis ici pour vous dire au revoir au nom du Comité central du Parti, du Conseil des Affaires d'Etat et de la Commission militaire centrale ainsi que de tout le peuple chinois", a annoncé M. Hu aux taikonautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng, qui ont salué M. Hu derrière un écran de verre.
"Durant la mission, vous porterez pour la première fois la combinaison spatiale chinoise Feitian et exercerez la première activité extravéhiculaire jamais réalisée dans l'histoire chinoise, ce qui est un grand pas pour la technologie spatiale de la Chine", a indiqué le président chinois lors de la cérémonie d'au revoir au centre de lancement.
"Avec le soutien de la nation entière, les préparations minutieuses de divers secteurs, votre entraînement rigoureux et vos excellentes capacités, je suis convaincu que cette mission sera un franc succès", a dit M. Hu aux taikonautes.
"La patrie et le peuple attendent votre retour triomphant", a ajouté M. Hu.
Au nom des trois taikonautes, M. Zhai a remercié le président chinois, déclarant qu'ils étaient confiants dans le succès de la mission.
Le troisième vaisseau spatial habité de la Chine, Shenzhou-7, sera lancé depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan dans le nord-ouest du pays, jeudi soir entre 21H07 et 22H27 (heure de Beijing).
Le programme spatial habité chinois se divise en trois étapes, dont la dernière consiste en l'établissement d'un laboratoire spatial permanent.
Lors de la première étape du programme, la Chine a envoyé un vaisseau non-habité et un vaisseau habité en orbite de la Terre, effectué des observations de la Terre et des tests scientifiques dans l'espace. L'astronaute a regagné la Terre sain et sauf.
Le prochain lancement du vaisseau spatial Shenzhou-7 marquera la première tentative de la Chine d'effectuer une sortie dans l'espace et constituera un pas important dans la deuxième étape du programme.
biographies des taïkonautes chinois
Zhai Zhigang
Né en octobre 1966 dans le district de Longjiang de la province du Heilongjiang(nord-est), Zhai Zhigang s'est enrôlé dans les forces aériennes de l'Armée populaire de Libération (APL) en 1985. Il a accumulé 950 heures de vol comme pilote de chasse. Il faisait partie du premier groupe d'astronautes chinois en janvier 1998.
Zhai était l'un des trois astronautes qui constituaient le groupe final s'entraînant pour la mission Shenzhou-5 en 2003. Yang Liwei a été choisi pour le vol, et Zhai Zhigang s'est classé deuxième devant Nie Haisheng. Zhai était aussi l'un des six astronautes faisant partie de l'entraînement final pour la mission Shenzhou-6 en 2005 conduite par Fei Junlong et Nie Haisheng.
Liu Boming
Né dans le district de Yi'an de la province du Heilongjiang en septembre 1966, s'est enrôlé dans l'APL en 1985 et a accumulé 1 050 heures de vol. Il faisait aussi partie du premier groupe d'astronautes chinois en janvier 1998. Liu était l'un des six astronautes de l'entraînement final pour la mission Shenzhou-6 en 2005.
Jing Haipeng
Né en octobre 1966 dans la ville de Yuncheng de la province du Shanxi (nord), Jing Haipeng s'est enrôlé dans l'APL en 1985 et a accumulé 1 200 heures de vol. Il était l'un du premier groupe d'astronautes chinois en janvier 1998. Il faisait partie des six apprentis pour la mission Shenzhou-6 en 2005.
JIUQUAN, province du Gansu, 24 septembre : Le vaisseau spatial Shenzhou-7 transportera Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng, tous âgés de 42 ans, pour la troisième mission spatiale habitée de la Chine qui comprendra une sortie extravéhiculaire dans l'espace, la première du pays.
les taikonautes entrent dans le vaisseau spatial Shenzhou-7
Les trois taikonautes chinois sont entrés dans le vaisseau spatial Shenzhou-7 à 18H28 jeudi, environ trois heures avant son lancement prévu.
Ils ont ensuite branché leurs combinaisons au module de retour et ont vérifié le système de communication avec le contrôle au sol, après avoir examiné le manuel d'opération du vaisseau.
Shenzhou-7 sera lancé jeudi soir à partir du Centre de lancement de satellites de Jiuquan, situé dans le nord-ouest de la Chine. La fenêtre de lancement a été établie entre 21H07 et 22H27 (13H07 GMT à 14H27 GMT).
Le président chinois Hu Jintao a rencontré les trois taikonautes avant leur entrée dans le vaisseau.
Durant la courte rencontre, M. Hu a souhaité aux trois astronautes un franc succès dans leur mission.
"Avec le fort soutien de toute la nation, les préparatifs de divers secteurs, votre entraînement rigoureux et vos compétences sophistiquées, je suis convaincu que vous allez remporter un franc succès dans cette mission glorieuse et sacrée", a déclaré M. Hu.
"La patrie et le peuple attendent votre retour triomphant", a conclu M. Hu.
Décollage du vaisseau spatial habité Shenzhou-7
JIUQUAN, 25 septembre : La Chine a lancé jeudi son troisième vol spatial habité avec trois astronautes à son bord, qui tenteront d'effectuer la première sortie dans l'espace du pays.
Le vaisseau spatial Shenzhou-7 a été lancé à 21H10 (heure de Beijing) par une fusée porteuse Longue-Marche II-F depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine) après un compte à rebours à couper le souffle pour une nouvelle étape du voyage de la Chine dans l'espace.
Les pilotes de chasse Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng seront en orbite terrestre pendant plusieurs jours, et l'un d'entre eux sortira de la cabine à environ 343 km au-dessus de la Terre.
S'ils réussissent, la Chine deviendra le troisième pays capable d'entreprendre des activités extravéhiculaires dans l'espace, après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis.
Le président chinois Hu Jintao a assisté à l'événement historique au centre de lancement.
Hu Jintao félicite le succès du lancement du vaisseau spatial habité Shenzhou-7
JIUQUAN, 25 septembre : Le président chinois Hu Jintao a félicité jeudi les scientifiques et les taikonautes pour le succès du lancement du vaisseau spatial habité Shenzhou-7 au Centre de lancement de satellites de Jiuquan.
"Le lancement réussi marque la première victoire de la mission Shenzhou-7", a indiqué M. Hu aux experts chinois et aux autres membres du personnel du centre, après que des officiels aient déclaré que le vaisseau était entré en orbite.
"Au nom du Comité central du Parti, du Conseil des Affaires d'Etat et de la Commission militaire centrale, je tiens à féliciter chaleureusement le personnel et les forces armées participant à la mission", a déclaré M. Hu.
Le vaisseau spatial Shenzhou-7 a été lancé jeudi à 21H10 (heure de Beijing) par une fusée porteuse Longue-Marche II-F depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine) après un compte à rebours à couper le souffle pour une nouvelle étape du voyage de la Chine dans l'espace.
Le président chinois rencontre les représentants des institutions participant au programme spatial
JIUQUAN (province du Gansu), 26 septembre : Hu Jintao, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, président chinois, et président de la Commission militaire centrale, a rencontré vendredi les représentants des institutions participant à la mission spatiale Shenzhou-7 au Centre de lancement de satellites de Jiuquan dans la province du Gansu (nord-ouest de la Chine).
Au nom du Comité central du PCC, du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central) et de la Commission militaire centrale, M. Hu leur a fait part de ses sincères salutations et de sa plus haute estime.
Le vaisseau spatial habité Shenzhou-7 a été lancé jeudi soir avec succès et a été mis en orbite, a indiqué le président chinois avant d'ajouter que l'engin fonctionnait normalement.
M. Hu souhaite que les représentants assurent la réussite de la mission spatiale Shenzhou-7 et contribuent davantage au programme du vol spatial habité du pays.
Le vaisseau spatial chinois Shenzhou-7 finit sa manoeuvre orbitale
BEIJING, 26 septembre : Le troisième vaisseau spatial habité de Chine Shenzhou-7 a fini sa manoeuvre orbitale avec succès à 04H05 (heure de Beijing) vendredi pour entrer en orbite ronde à une altitude de 343 km.
La manoeuvre a été exécutée sous le contrôle précis du Centre de contrôle aérospatial de Beijing. Les conditions physiques des trois astronautes, y compris la température du corps et la pression de sang, sont restées normales.
L'ajustement orbital, qui a aidé le vaisseau à entrer en orbite ronde depuis une orbite ovale, est vital pour assurer l'opération normale du vaisseau et son atterrissage à l'endroit prévu. Avant l'entrée en orbite ronde, le vaisseau était dans une orbite ovale (périgée de 200 km, apogée de 350 km).
Les trois astronautes à bord ont contacté le centre de contrôle terrestre à Beijing à 0h16 pour l'informer de leur condition de travail et physique.
Soixante-quatre secondes plus tard, l'astronaute Zhai Zhigang a rapporté que la manoeuvre avait été faite selon le tableau de données.
Le Centre a ensuite prouvé par le calcul que la manoeuvre avait atteint son objectif.
Les taïkonautes chinois se préparent pour la sortie dans l'espace
BEIJING, 27 septembre : Deux des taïkonautes sont allés du module de retour du vaisseau spatial Shenzhou-7 vers son module orbital, pour commencer les préparatifs pour la sortie dans l'espace.
Une fois le sas du module de retour fermé, les taïkonautes revêtiront leur scaphandre spatial pour mener des activités extra-véhiculaires (EVA).
Les deux costumes spatiaux, l'un coûtant quatre millions de dollars et fabriqué en Chine et l'autre importé de Russie, ont été assemblés et testés vendredi.
Les trois taïkonautes à bord du vaisseau spatial Shenzhou-7 sont en bonne condition physique, a annoncé samedi midi le Centre de Contrôle Aerospatial de Beijing. Leur température et pression artérielle sont normales et ils ne ressentent ,aucun malaise, indique le centre.
Les taïkonautes, Zhai Zhigang en tête, se sont aidés mutuellement pour réaliser les examens médicaux qui sont les troisièmes et derniers avant la sortie dans l'espace, prévue à 16h30 samedi.
Le module orbital sera dépressurisé avant qu'un taïkonaute ouvre le sas et sorte dans l'espace.
La sortie dans l'espace devrait durer 30 minutes, un taïkonaute suivra un itinéraire préétabli et l'autre restera dans le module orbital en charge de l'aide technique. Le troisième taïkonaute sera dans le module de retour.
Wang Zhaoyao, porte-parole du programme de vol spatial habité, a indiqué que la durée exacte de la sortie dans l'espace, qui sera transmise en direct, sera probablement ajustée en fonction des conditions physiques des taïkonautes.
Une fois la sortie dans l'espace réussie, la Chine deviendra le troisième pays à maîtriser les technologies de l'EVA (extra-vehicular activities), derrière les Etats-Unis et la Russie.
Outre la sortie dans l'espace, le taïkonaute rapportera des échantillons collectés à l'extérieur du module orbital, a jouté Wang.
Le vaisseau spatial Shenzhou-7 a décollé depuis Jiuquan jeudi à 21h10, et devrait atterrir sur la steppe en Mongolie intérieure dimanche.
Un astronaute de Shenzhou-7 commence à assembler sa combinaison spatiale
BEIJING, 26 septembre : Un astronaute de Shenzhou-7, troisième vaisseau spatial habité chinois, a commencé à déballer et à assembler sa combinaison spatiale Feitian, fabriquée en Chine, vendredi à 10H20, en vue de la première sortie dans l'espace du pays.
A 09H50, Shenzhou-7 avait effectué 9 orbites autour de la Terre comme prévu et avait volé pendant 12 heures et 40 minutes.
Les conditions physiques des trois astronautes, qui se relaient, restent normales.
Feitian signifie littéralement voler dans les cieux. La combinaison, qui se compose de 10 couches et pèse environ 120 kg, coûte 30 millions de yuans (4,4 millions de dollars). 15 heures sont nécessaires pour l'assembler et la porter.
Selon Wu Bin, directeur de l'institut de recherche d'entraînement astronautique, relevant du Centre d'entraînement astronautique de Chine, les astronautes doivent déballer la combinaison, fixée sur le mur intérieur du module orbital. La procédure de déballage peut se diviser en 12 étapes et chaque étape sera effectuée à l'aide de pinces.
Après l'assemblement, les parties remplaçables, dont le purificateur, la bouteille d'oxygène, les batteries et les instruments de télécommande, seront installées sur la combinaison.
L'astronaute doit ensuite ajuster la taille de la combinaison et vérifier son obturation et ses fonctions après l'avoir enfilée. Cette procédure s'effectue avec l'aide d'un autre astronaute, pour s'assurer que tout va bien, selon Wu.
Comme l'astronaute deviendra "plus gros" après avoir mis sa combinaison encombrante, le module de retour a été construit avec une porte élargie, d'un diamètre de 850 mm, a indiqué à Xinhua Qi Yufeng, concepteur en chef adjoint du système de Shenzhou-7.
le taïkonaute chinois marche dans l'espace
Le taïkonaute chinois Zhai Zhigang est sorti du module orbital du Shenzhou-7 samedi après-midi pour effectuer la première sortie et les premiers travaux dans l'espace (EVA) pour la Chine.
Vêtu du scaphandre spatial Feitian d'un coût de quatre millions de dollars et fabriqué en Chine, Zhai Zhigang a salué la caméra montée sur le module après être sorti de celui-ci, les images pouvaient être visionnées sur les écrans du Centre de contrôle aérospatial de Beijing.
"Je suis maintenant à l'extérieur du vaisseau spatial. Je me sens bien. Je suis ici pour saluer le peuple chinois et le monde", a déclaré le taïkonaute âgé de 42 ans à l'intention du centre de contrôle à Beijing.
Retour sur Terre prévu dimanche après-midi
BEIJING, 27 septembre : Les trois taikonautes de Shenzhou-7 rentreront sur terre dimanche vers 17H40, après avoir effectué la première sortie dans l'espace pour la Chine, a annoncé samedi à Beijing, Deng Yibing, ingénieur en chef du centre d'entraînement des astronautes.
"La capsule portant les astronautes atterrira sur Terre dimanche vers 17H40 si tout se passe comme prévu" a précisé l'ingénieur en chef lors d'une conférence de presse.
Le vaisseau spatial habité Shenzhou-7 a été lancé jeudi à 21H10 (heure de Beijing) depuis le centre de lancement de satellites de Jiuquan dans le nord-ouest de la Chine avec trois astronautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng à son bord.
C'est Zhai Zhigang, assisté par Liu Boming dans le module orbital, qui a effectué samedi après-midi la première sortie dans l'espace pour son pays et fait de la Chine le troisième pays du monde à l'avoir réussi après l'ancienne Union-soviétique et les Etats-Unis.
le président chinois qualifie la sortie dans l'espace de percée importante
BEIJING, 27 septembre : La sortie extravéhiculaire réalisée par l'astronaute chinois Zhai Zhigang samedi après-midi marque une percée importante du programme spatial chinois, a déclaré le président chinois Hu Jintao.
M. Hu Jintao a communiqué samedi à 18H35 avec les trois astronautes chinois à bord du vaisseau spatial Shenzhou-7 à partir du Centre de contrôle basé à Beijing. Il s'est alors renseigné sur leur condition physique.
"Votre patrie et vos compatriotes vous remercient pour votre dévouement au programme spatial", leur a-t-il dit.
Il les a félicités tous les trois pour le succès des activités extravéhiculaires et les a encouragés à continuer pour que la mission soit un succès complet.
Durant sa sortie dans l'espace, Zhai Zhigang était assisté par Liu Boming qui est resté dans le module orbitral.
Le PM chinois déclare que la Chine explorera l'espace dans un but pacifique
BEIJING, 28 septembre : Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a affirmé que la ligne de conduite constante du peuple Chinois était de continuer à développer les technologies utilisées pour les vols spatiaux habités et d'explorer l'espace pour une utilisation pacifique.
"Le succès de la mission est une importante étape qui marque l'avance importante du pays dans le développement de la technologie spatiale, car la Chine est devenue le troisième pays capable de faire une sortie dans l'espace", a souligné Wen, dans le Centre du Contrôle au sol de Beijing immédiatement après l'atterrissage du vaisseau spatial Shenzhou-7.
Le Premier Ministre a félicité les trois taïkonautes et tous les travailleurs du personnel (scientifiques et militaires), disant "il s'agit d'un nouveau succès important réalisé par notre nation dans le domaine de la technologie spatiale, le pays et le peuple se souviendront toujours de vos succès historiques".
Celui-ci jouera également un rôle significatif dans le développement de l'économie, de la technologie et de la défense nationale du pays. Il confortera aussi la solidarité national et favorisera la promotion de la modernisation de la Chine, a-t-il ajouté.
Le module spatial Shenzhou-7 transportant trois taïkonautes a atterri avec succès par parachute dimanche après-midi dans une prairie en Chine du nord, après la réussite d'une sortie dans l'espace. Cette mission a fait avancer l'exporation spatiale du pays.
Les astronautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng sont revenus après un vol de 68 heures, dont la sortie dans l'espace qui a duré 20 minutes samedi.
Le Shenzhou-7 a aussi réalisé des essais de transmission de données fournies par satellite, le lancement d'un petit satellite d'accompagnementpesant 40 kg, qui a été abandonné dans l'espace avec le module orbital et les combinaisons pour la sortie dans l'espace.
La Chine est le troisième pays après les Etats-Unis et la Russie à avoir envoyé un homme dans l'espace en 2003. Une mission de deux hommes fut réalisée en 2005. La première sortie chinoise dans l'espace samedi a fait de la Chine le troisième pays maîtrisant la technologie de l'activité extravéhiculaire (EVA).
Retour au sol après la mission de sortie dans l'espace
BEIJING, 28 septembre : Le module spatial Shenzhou-7 avec les trois taïkonautes à bord a atterri avec succès dimanche après-midi sur une prairie du nord de la Chine, a annoncé le centre de contrôle au sol de la mission.
Les taïkonautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng sont revenus après un vol de 68 heures, qui comprenaient une sortie monumentale de 20 minutes dans l'espace samedi.
Le module a atterri lentement sur un site d'arrettissage du centre de la région autonome de Mongolie intérieure (nord), où l'attendaient envrion 300 membres du personnel de recherches et de secours.
Ils seront transportés dans un hôpital à Hohhot, chef-lieu de la Mongolie intérieure pour examen médical et ils devraient retourner à Beijing lundi.
Le premier taïkonaute chinois à effectuer une sortie dans l'espace se déclare fier de la patrie
SIZIWANG QI, Mongolie intérieure, 28 septembre : Zhai Zhigang, le premier Chinois à mettre le pied dans l'espace, a déclaré qu'il était fier de sa patrie après avoir accompli cette mission glorieuse et stimulante et avoir atterri sain et sauf dimanche après-midi.
Les trois astronautes chinois rentrent à Beijing
BEIJING, 29 septembre : Les trois astronautes chinois qui avaient effectué avec succès une mission spatiale sont rentrés dimanche matin à Beijing.
La Télévision centrale de Chine (CCTV) a rapporté que les trois taikonautes, à savoir Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng, se portaient bien.
Après avoir effectué une sortie dans l'espace, la première du pays, ainsi que plusieurs essais scientifiques, l'équipage a atterri sain et sauf dimanche après-midi dans la Région autonome de la Mongolie intérieure, dans le nord de la Chine.
Après être arrivés au centre de commandement du programme spatial, situé dans la banlieue nord de Beijing, les trois taikonautes ont pris place à bord de voitures décapotables pour une parade miniature.
Ils devraient rester en quarantaine préventive pour une période de deux semaines dans les installations médicales de la cité spatiale.
Bien qu'ils aient passé un bref examen médical après leur atterrissage, les astronautes sont toujours vulnérables aux virus de la Terre, ont indiqué des experts médicaux.
Pendant ces deux semaines, les experts envisagent d'examiner minutieusement leur santé physique et mentale.
Depuis 2003, la Chine a envoyé un total de six taikonautes dans l'espace, dont le premier astronaute du pays, Yang Liwei, actuellement major général responsable de l'entraînement des astronautes, et la première paire Fei Junlong et Nie Haisheng.
Le vaisseau spatial habité Shenzhou-7 en place sur le pas de tir
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mardi 23 septembre 2008
Le lancement du train "cinq étoiles" Beijing-Lhasa reporté jusqu'à nouvel ordre
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lundi 22 septembre 2008
Fête de la bière de Qingdao
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